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Le quartier Latin, suite...

Publié le par M. Aurangé

Le quartier Latin, suite...

Je n'ai pu résister aujourd'hui à l'envie d'aller me balader dans ce quartier de Paris que j'adore... Résultat : j'ai acheté trois livres, dont Confiteor, de Jaume Cabré, dont j'ai déjà parlé sur ce blog et qui se trouve en tête de liste de mes prochaines lectures.

J'espère bien avoir l'occasion de les lire avant la fin de l'année... C'est que mon emploi du temps étant très chargé, je ne peux, hélas, consacrer autant de temps à la lecture que je le souhaiterais.

Voilà six mois que je lis simultanément deux livres, sans pour autant avoir réussi à les terminer... Le premier, que je lis dans le cadre de ma reprise d'études, est un ouvrage sur l'Histoire de l'Amérique espagnole ; le second est un roman d'Alejo Carpentier, "El siglo de las luces" dont j'ai déjà parlé dans un précédent billet.

Le quartier Latin, suite...

Journée pluvieuse, aujourd'hui, et favorable à la méditation. J'ai passé quelques instants dans l'église Saint-Sulpice, deuxième église la plus grande de Paris après Notre-Dame et dont j'apprécie l'architecture, l'ambiance et les magnifiques oeuvres qu'elles abrite.

La chapelle de la Vierge, qui se trouve au fond de l'église, sa coupole ornée d'anges et sa statue de la "Vierge à l'Enfant" de Jean-Baptiste Pigalle sont tout simplement sublimes.

Le quartier Latin, suite...

En sortant de l'église, j'ai vu qu'un gnomon astronomique y était également présent. J'ai appris par la suite que cet instrument, fonctionnant un peu selon le même principe que le cadran solaire (un oeilleton fixé sur l'un des vitraux laisse passer un rayon de soleil, qui vient frapper le sommet d'une obélisque ; l'ombre de cette dernière se projette alors sur une bande de laiton incrustée dans le sol et la mesure de cette ombre permet de déterminer la position du soleil et donc, la période de l'année), avait été installé dans cette église à la demande du curé des lieux, au XVIIIème siècle, par les savants de l'Observatoire de Paris.

Pour moi qui suis également intéressée par tout ce qui touche à l'astronomie, ce fut une découverte passionnante.

Un ami m'a par la suite appris que cette église jouait un rôle important dans le roman Da Vinci Code... Je ne l'ai pas lu ni ne m'y suis véritablement intéressée lors de sa sortie... Peut-être devrais-je m'y mettre !

Publié dans Flâneries

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Un site interactif à découvrir sur la vie en 14-18

Publié le par M. Aurangé

Un site interactif à découvrir sur la vie en 14-18

Qui auriez-vous été en 14-18 ? C'est la question à laquelle tente de répondre ce site interactif (je joins le lien ci-dessous), de manière ludique et didactique.

"La machine à remonter le temps 14/18" (c'est sont nom) a été créée par la chaîne de télévision Arte, côté allemand... Non germanophones, rassurez-vous, ce site est en français.

Ce petit jeu, idéal, notamment, pour les enfants en milieu scolaire, est très simple d'utilisation : il suffit de choisir le personnage que l'on souhaite incarner et une petite scène (sous forme de dessin) apparaît à l'écran, montrant le quotidien de ce personnage, agrémentée de quelques liens (textes, photos, vidéos, bandes sonores) qui permet de mieux comprendre ce que l'on voit sur le dessin.

Un nouvel outil intéressant et innovant pour mieux appréhender les aspects du premier conflit mondial.

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Arco Iris

Publié le par M. Aurangé

L'espoir survient partout, même là où on s'y attend le moins.

Arco Iris
Arco Iris

Dans la mythologie grecque, Iris était la déesse de l'arc-en-ciel, mais aussi la messagère des Dieux, au même titre qu'Hermès. La déesse Héra, dont elle était la plus proche, l'affectionnait particulièrement car elle ne lui apportait que de bonnes nouvelles.

Souvent représentée avec des ailes d'or, sur quelques bas-reliefs et céramiques (aucune statue de cette déesse n'étant parvenue jusqu'à nous), elle glissait sur l'arc-en-ciel pour apporter les messages de l'Olympe aux mortels...

Publié dans Antiquité

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L'angoisse de la page blanche et ses significations

Publié le par M. Aurangé

Cela va bientôt faire trois ans que j'entretiens une correspondance soutenue avec deux jeunes gens vivant en Amérique Latine.

Cette correspondance fut intense avec l'un d'entre eux, mais je sens aujourd'hui que cela s'essouffle et je ne saurais dire pourquoi. Hier soir, devant mon ordinateur, cherchant l'inspiration pour lui répondre, pour la première fois, elle n'est pas venue.

En tant d'années d'échanges épistolaires entre deux personnes, il se crée forcément certaines affinités. Cependant, la distance fait que l'on ne connaît jamais vraiment la personne à l'autre bout. On l'idéalise, et chacun des deux se complaît dans cette intimité naissante et rassurante...

Hélas, les véritables sentiments ne peuvent s'ancrer durablement que dans le réel. L'amour peut prendre plusieurs formes, l'amour fraternel en est une, l'amitié est une forme d'amour. L'amitié peut s'installer dans ce genre de relation, mais l'amour véritable, celui que recherche tous les couples, ne peut se nourrir que de concret.

L'amour n'est qu'une forme plus avancée de l'amitié, cette dernière en est le socle et c'est elle qui résistera au temps.

"L'amour est une rose ; de toutes les roses la plus éclatante, la plus parfumée et aussi la plus délicate. L'amitié, c'est le houx à la verdure mélancolique et fidèle.
La rose est l'ornement du printemps et de l'été ; mais vienne l'hiver, vienne seulement un orage, et qui parle encore de la rose ? Détournez les yeux de cette fleur éphémère, et voyez comme le feuillage du houx persiste en dépit du froid et des tempêtes, et semble prendre, au contraire, des reflets plus joyeux au pâle soleil de déce
mbre." (Emily Brontë)

Publié dans Quotidien

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La Langue des Papillons, de Manuel Rivas

Publié le par M. Aurangé

La Langue des Papillons, de Manuel Rivas

La langue des Papillons, récit qui donne son titre au recueil de nouvelles du même nom de Manuel Rivas, auteur galicien, fait partie de ces oeuvres qui ne laissent personne indifférent tant elles sont intenses et emplies d'émotions.

Les autres nouvelles de ce recueil sont toutes aussi intéressantes, cependant, La Langue des Papillons est celle que je retiendrai.

A l'aube de la Guerre Civile espagnole, Manuel Rivas nous entraîne au coeur d'un petit village de Galice où la vie semble s'écouler paisiblement pour tous ses habitants. Un petit garçon s'apprête à entrer à l'école et en a très peur, mais grâce à son nouveau maître, un homme passionné par la nature, par les insectes et à la pédagogie remarquable, l'école va devenir l'endroit où il se sent le mieux.

Pourtant, à travers cette apparente quiétude, des tensions s'installent, l'ombre de la Guerre Civile plane au-dessus du bonheur de ce petit garçon. En écrivant très simplement, sans jamais tomber dans le discours politique, sans jamais porter de jugement, l'auteur nous décrit, du point de vue d'un jeune enfant, l'anéantissement d'un monde, la peur, la délation... ce qui rend le récit d'autant plus cruel.

L'absurdité de la guerre y est tout à fait mise en exergue. En effet, il y est montré comment, dans un petit village perdu au milieu de la campagne, où tout le monde se connaît depuis toujours, l'adhésion des uns et des autres à certaines idéologies, exacerbée par l'annonce de l'état de guerre, peut conduire à des actes de cruauté et de trahison... Mais ainsi en va-t-il de la nature humaine.

En refermant ce livre, on se retrouve seul avec soi-même, médusé, désemparé, et l'on se demande comment l'on aurait réagi dans une telle situation. On comprend mieux alors le déchirement du peuple espagnol et le traumatisme encore vivant laissé par la Guerre Civile.

Publié dans Lectures et critiques

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Nos ancêtres qui ont vécus la Grande Guerre

Publié le par M. Aurangé

Nos ancêtres qui ont vécus la Grande Guerre

Pour certains d'entre nous, un ou plusieurs de nos aïeux ont fait la guerre de 14-18. Mais savons-nous vraiment ce qu'ils ont vécus ? Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de connaître leurs ancêtres et d'écouter leurs récits et pour les amateurs de généalogie en quête d'autre chose que de simples actes d'Etat-Civil, cet ouvrage permet de s'y retrouver dans la pléthore de fonds documentaires et de bases de données sur ce sujet et ainsi, de retracer plus facilement son histoire familiale.

L'auteur, Yves Buffetaud, est docteur en histoire et a publié de nombreux ouvrages sur les deux conflits mondiaux.

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If the story is over, Stratovarius

Publié le par M. Aurangé

J'ai découvert cette chanson il y a quelques mois, par le biais d'un ami. Les paroles m'ont marquée par leur justesse, je les trouve poignantes et si proches de ce qu'on peut ressentir après une désillusion... Pleines d'espoir également, "Guide through the dark until the morning comes"...

Beaucoup de poésie dans cette chanson, avec ce vers que j'aime beaucoup : "All empty words and all rhymes will fade / As the light of last candle flickers away".

Je l'écoutai en boucle en février dernier, après un petit passage à vide.

Stratovarius, If the story is over (album Nemesis)

Once upon a time I was the scribe of all my dreams
I’ve seen the years turn into dust, now feel the rust in me
I’ve walked the shores of Avalon, I’ve seen the seasons change
I’ve laughed and cried, I’ve lived and died, but only on the page

Now all I have, all I am
All I ever was is here, on the page
It’s all the same, it never mattered anyway
It’s all a lie so let it burn

All empty words and all rhymes will fade
As the light of last candle flickers away
If the story is over, this chapter my last
Let it be my best one, let it be my own

I hope it’s not too late to learn to live and learn to love
I yearn to fight, to turn the tide before the tender dark
For I never drew the sword from stone, there’s no Helen in my Troy
I stand alone, I stand forgotten, just gazing into the void

Come night, test my will, test my soul
Test my faith and test my heart, torn apart
Make me strong, make me whole again and
Guide through the dark ‘til the morning comes

All empty words and all rhymes will fade
As the light of last candle flickers away
If the story is over, this chapter my last
Let it be my best one, let it be my own

Publié dans Musique

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Internet et notre rapport au réel

Publié le par M. Aurangé

A la lecture d'un article d'Hubert Guillaud rencontré par hasard sur le net, j'engageai récemment une réflexion sur l'impact d'Internet dans nos vies, en observant notamment l'utilisation qu'en font certaines de mes connaissances. De ceux qui sont derrière leur écran nuit et jour à ceux qui n'ont pas d'ordinateur chez eux, y a-t-il vraiment une grande différence ?

Si le rôle d'Internet dans l'accroissement du sentiment de solitude fait l'objet de nombreux débats et études, on remarque cependant que certaines personnes savent très bien gérer et leur vie "réelle" et leur vie "virtuelle", en tirant les profits de chacune d'entre elles.

Si Internet nous permet de nous exprimer plus librement et de nouer plus facilement des relations avec les gens, il ne faut pas oublier que ces relations restent relativement superficielles dans la mesure où les protagonistes ne se sont jamais rencontrés, les relations s'établissant durablement par la communication et celle-ci reposant essentiellement sur le non-verbal ; il faut donc savoir trouver un juste milieu.

Sur les relations entre la solitude et la socialisation en ligne (et notamment l'utilisation de Facebook), on peut lire cet autre article du même auteur, très intéressant, qui cite notamment une étude australienne de 2011 dont voici un extrait :

"Selon l’étude, les utilisateurs australiens de Facebook avaient en moyenne plus de relations amicales réelles, mais moins de relations familiales fortes. “Il se peut que Facebook encourage plus de contact avec les gens en dehors de notre maison, au détriment de nos relations familiales, ou bien il se peut que les gens qui ont des relations familiales malheureuses, en premier lieu, recherchent la compagnie par d’autres moyens, y compris Facebook. Les chercheurs ont également constaté que les personnes seules ont tendance à passer plus de temps sur Facebook : “Un des résultats les plus remarquables”, écrivent-ils, “a été la tendance des individus névrosés et solitaires à passer de plus grandes quantités de temps sur Facebook par jour que les individus non solitaires “.

Pour Yochaï Benkler, professeur à Harvard et auteur de la Puissance des Réseaux, il faut "regarder "comment l’internet change la façon dont on pense le monde", comment, "en nous connectant plus facilement à plus de personnes, [l'internet] permet d’accéder à de nouveaux niveaux de proximité ou d’éloignement selon des critères géographiques, sociaux, organisationnels ou institutionnels", en ajoutant à cette transformation sociale un contexte "qui capte la transcription d’un très grand nombre de nos conversations", les rendant plus lisibles qu’elles ne l’étaient par le passé".

J'ajoute un court-métrage sud-coréen sur cette problématique... à méditer.

N'étant pas spécialiste de ces questions quoique très intéressée par le sujet, tous vos commentaires seront les bienvenus.

Publié dans Divers, Réflexions

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Le dernier livre de Jaume Cabré, Confiteor, une réflexion sur l'être humain et la barbarie

Publié le par M. Aurangé

Le dernier livre de Jaume Cabré, Confiteor, une réflexion sur l'être humain et la barbarie

Le dernier livre de Jaume Cabré, auteur catalan, nous entraîne dans un univers passionnant mêlant la grande Histoire et la petite, nous invitant à suivre le cheminement d'un enfant et l'impact du contexte historique (et de son contexte familial) sur ses choix à l'âge adulte. "Confiteor", c'est le titre de son roman, exprime, selon lui, "la perplexité devant le mal".

Lauréat de l'édition 2013 du prix Courrier International, vous trouverez ici une interview filmée et un article sur cet auteur.

J'ai lu plusieurs critiques à propos de ce livre et elles sont excellentes ; je le mets donc en tête de ma liste de lecture et en reparlerai certainement sur ce blog.

Publié dans Lectures et critiques

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