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Citation - Le sens de l'adversité

Publié le par M. Aurangé

L’œuvre de Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude, recèle de nombreuses réflexions susceptibles de nous éclairer sur le bien-fondé de ce que nous faisons et de ce à quoi nous aspirons.

Voici un extrait qui m'est resté en mémoire, où le père Nicanor, curé de la ville de Macondo, propose une partie de dames à José Arcadio Buendia, le fondateur de la ville attaché à un châtaigner et abandonné à son sort après être devenu fou :

"Un jour que le père Nicanor s'en vint le voir sous le châtaigner avec un damier et une boite de jetons pour le convier à jouer aux dames avec lui, José Arcadio Buendia ne voulut point accepter car, lui dit-il, jamais il n'avait pu comprendre quel sens pouvait revêtir un combat entre deux adversaires d'accord sur les mêmes principes."

Les joueurs d'échecs - Huile de Honoré Daumier (1808-1879)

Les joueurs d'échecs - Huile de Honoré Daumier (1808-1879)

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Poème I - Renaissance

Publié le par M. Aurangé

Poème I - Renaissance

L'oiseau posé sur l'arbre, dans la douceur d'été
Chante mélancolique mes amours passées.
Pourquoi ce chant si triste entre-t-il en mon cœur
Quand les joies et les rires encore demeurent ?

Peut-être tristesse n'est-elle qu'illusoire
Et que ce soir enfin nous chanterons l'espoir
Il est des joies plus grandes, des peines sans larmes
Qui inondent le cœur et vous pénètrent l'âme

Sur la Balance elles seront en équilibre
Mourant en nous et renaissant à l'infini
Comme le Phoenix, qui de la douleur est libre
Notre esprit ne meurt pas, il renaît à la vie.

Marlène Aurangé

(Source image : www.club.doctissimo.fr)

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Hava nagila

Publié le par M. Aurangé

Bien que n'étant pas de confession juive, mon enfance a notamment été bercée par cette chanson dont ma grand-mère connaissait parfaitement les paroles et qu'elle chantait pratiquement sans accent, d'après des amis juifs.

Chanson folklorique en hébreu, elle a été popularisée en France par Rika Zaraï en 1960, c'est la version que je présente aujourd'hui. Lourdes de signification dans l'histoire du judaïsme, les paroles de Hava nagila, "Réjouissons-nous", ont probablement été composées en 1918 pour célébrer la victoire britannique en Palestine pendant la Première Guerre mondiale et aussi la Déclaration Balfour de 1917.

Une de mes dernières lectures m'y a fait repenser ces derniers jours et le moment d'en parler me semble opportun, en ce mois de septembre où l'on fêtera, dans quelques jours, Rosh Hashanah.

J'aime beaucoup cette chanson porteuse d'un message de paix. On peut en trouver la traduction ici.

Publié dans Musique

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Citation

Publié le par M. Aurangé

"Rien n’imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l’oublier."

Michel de Montaigne, Essais, Livre II, Chapitre XII

Gustave Doré - Mathilde (Immersion dans le Léthé) - Illustration de la Divine Comédie de Dante

Gustave Doré - Mathilde (Immersion dans le Léthé) - Illustration de la Divine Comédie de Dante

Publié dans Citations

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Le bâton de pluie

Publié le par M. Aurangé

Il y a une quinzaine d'années, je recevais en cadeau un bâton de pluie, instrument dont j'avais découvert l'existence quelques temps auparavant à l'occasion d'une sortie avec mes parents dans un magasin de produits bio et objets du monde.

Le bâton de pluie, ou palo de agua en espagnol, aussi appelé "cascades" au Chili, est fabriqué à partir d'une branche de cactus séchée ou d'une canne de bambou, selon son pays d'origine, qui, après avoir été creusée, est transpercée de baguettes en bois (ou d'épines de cactus) disposées en spirale, puis est remplie, avant d'en refermer les extrémités, de petites pierres de rivière ou de graines. Ainsi, le bâton de pluie, en l'inclinant doucement d'un côté puis de l'autre, permet d'imiter le son de la pluie ou d'une cascade.

Instrument de percussion de la catégorie des idiophones, répandu parmi les communautés autochtones mais également chez les bergers au Chili, il était utilisé, dans plusieurs régions du monde, tel un sablier, chronométrant le temps de parole de chaque orateur.

"Pouvant durer de 30 secondes à 2 minutes, le bâton accorde la parole à celui qui l'a en main.Cette technique est utilisée surtout lors de discussions enlevantes où tous les membres présents tentent d'émettre leurs opinions en cacophonie. Le bâton assure au détenteur de donner son optique sans être coupé par les autres interlocuteurs." (Source : www.ekopedia.org).

Ecoulement de l'eau ou écoulement du temps, le bâton de pluie donne le pouvoir à son détenteur, mais il rappelle aussi que ce pouvoir ne dure qu'un temps et qu'il faut savoir passer le relai.

Ci-desous, un petit extrait audio du son du bâton de pluie...

Bâton de pluie en cactus

Bâton de pluie en cactus

Publié dans Divers

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El convento de las Descalzas Reales - Madrid

Publié le par M. Aurangé

El convento de las Descalzas Reales - Madrid

Lors de mon dernier voyage à Madrid, j'ai visité le couvent des Déchaussées Royales (Convento de las Descalzas Reales), se situant non loin de la Puerta del Sol.

Ce couvent, à l'architecture classique du XVIème siècle et abritant de nombreuses œuvres d'art, a été fondé en 1559 par Jeanne d'Autriche, sœur du roi d'Espagne Philippe II, pour les religieuses Clarisses (clarisas coletinas).

Ouvert au public seulement depuis 1960, sur autorisation du Vatican, il est richement décoré, dans un style baroque et l'on peut y admirer de nombreux tableaux de peintres espagnols, flamands et italiens.

Grand escalier (source : www.publico.es)

Grand escalier (source : www.publico.es)

Fermé au public pendant 400 ans et, les religieuses vivant coupées du monde extérieur, l'agencement et la décoration intérieure de cet édifice sont restés pratiquement les mêmes depuis l'époque de sa fondation, de sorte que la visite, très impressionnante d'ailleurs, de ce magnifique couvent constitue une véritable plongée dans le XVIème siècle.

Actuellement, si le couvent peut accueillir 33 religieuses, seules 20 y vivent (âgées de 44 à 94 ans). Elles se retirent dans une partie du cloître pendant les heures de visites, ce qui explique que le couvent ne soit ouvert aux visiteurs que très peu de temps par jour (2 heures environ).

Chapelles (source : www.spain.info)

Chapelles (source : www.spain.info)

On y trouve de nombreuses représentations témoignant des liens étroits unissant ces religieuses clarisses et la famille royale (au travers, par exemple, des nombreux tableaux représentant la famille royale, notamment Philippe III, et des salles dédiées à la réception de celle-ci). Beaucoup de religieuses ayant vécu dans ce couvent étaient en effet des parentes de la famille royale qui s'y étaient retirées lorsqu'elles devinrent veuves.

Y ont également été accueillies des religieuses venant d'Amérique latine, ce qui explique la présence de certaines œuvres d'art (et notamment des statues du Christ) sud-américaines.

Chapelle de la Vierge de Guadalupe (source : www.womenworld.org)

Chapelle de la Vierge de Guadalupe (source : www.womenworld.org)

Il est cependant difficile de déterminer avec exactitude l'origine de toutes ces œuvres, aucun registre n'ayant été établi durant les 400 ans de coupure totale du monde extérieur.

Enfin, une grande salle, où se trouvaient autrefois les cellules des religieuses, accueille désormais d'immenses tapisseries dont les maquettes ont été réalisées par Rubens.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir plus, voici deux liens intéressants (sachant que rien ne vaut une visite sur place, ce que je recommande vivement !) : Monasterio de las Descalzas Reales (en espagnol) ; Informations pratiques (en français).

Je souhaite également signaler cet article très complet et très bien illustré.

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Il faut se méfier de l'eau qui dort

Publié le par M. Aurangé

Il faut se méfier de l'eau qui dort

J'apprécie les fables de Jean de la Fontaine et cette capacité, par le biais du récit semblant anodin à première vue, de mettre en lumière des vérités sur la nature humaine.

On en revient au thème du rapport de l'Homme à la nature, par sa confrontation avec celle-ci et le verdict, inéluctable, que l'Homme doit toujours en tirer des enseignements.

La fable ci-dessous est l'illustration parfaite du proverbe "Il n'est pire eau que l'eau qui dort". La rivière, sous sa surface empreinte d'une apparente placidité, cache des remous autrement plus dangereux que les violents déchaînements du torrent. La colère exprimée est moins à craindre que l'apparente inoffensivité.

Le Torrent et la Rivière

Avec grand bruit et grand fracas
Un Torrent tombait des montagnes :
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ;
Il faisait trembler les campagnes.
Nul voyageur n'osait passer

Une barrière si puissante :
Un seul vit des voleurs, et se sentant presser,
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante.
Ce n'était que menace, et bruit, sans profondeur ;
Notre homme enfin n'eut que la peur.
Ce succès lui donnant courage,
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours,
Il rencontra sur son passage
Une Rivière dont le cours

Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile.
Point de bords escarpés, un sable pur et net.
Il entre, et son cheval le met
A couvert des voleurs, mais non de l'onde noire :
Tous deux au Styx allèrent boire ;
Tous deux, à nager malheureux,
Allèrent traverser au séjour ténébreux,
Bien d'autres fleuves que les nôtres.
Les gens sans bruit sont dangereux :
Il n'en est pas ainsi des autres.

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Les paésines, ou pierres-paysages d'Italie

Publié le par M. Aurangé

Les paésines, ou pierres-paysages d'Italie

Lors de ma dernière visite à la bourse des minéraux et fossiles de ma commune, j'ai déniché, pour mon plus grand bonheur, un fragment de paésine, modeste, certes, mais à mes yeux non négligeable, n'ayant jamais eu l'opportunité de m'en procurer auparavant.

La paésine, aussi appelée "pierre paysage" ou encore "marbre-ruine", est une variété de calcaire de la région de Florence dont la formation est due à l'infiltration d'une eau riche en sels minéraux.

Une fois sciée et polie, elle nous offre un splendide panel de couleurs et de formes à dominante ocre, évoquant des paysages désertiques ou ruiniforme, d'où son nom.

Il se peut qu'elle soit accompagnée de dendrites, auquel cas les paysages prennent des allures végétales.

Voici une pierre qui semble nous inviter à la poésie, à la rêverie dans la contemplation de ses paysages énigmatiques, fantasmagoriques...

Paysages de marbre, intemporels, immortels, n'appartenant ni au passé, ni au futur, simplement présents dans l'image qu'ils nous renvoient, d'une nature qui n'est finalement que le fruit de notre interprétation de formes et de couleurs figées dans la pierre par les aléas géologiques. Bien plus qu'une image, c'est une impression, une sensation à laquelle nous renvoient les paésines, à la fois inquiétante et fascinante, mais émanant du plus profond de nous-même.

Laissons vagabonder notre esprit en contemplant les paésines...

Source : www.carionmineraux.com

Source : www.carionmineraux.com

Source : www.carionmineraux.com

Source : www.carionmineraux.com

Source : domi33.blogs.sudouest.fr

Source : domi33.blogs.sudouest.fr

Publié dans Divers

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Nature et vérité

Publié le par M. Aurangé

Souvent, nous détenons déjà les réponses à nos questionnements, l'observation attentive de la nature peut nous aider à les trouver.

Paysage, gouache réalisée par George Sand selon la technique de la dendrite

Paysage, gouache réalisée par George Sand selon la technique de la dendrite

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent
en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte
en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’e
st toi-même.

George Sand, A Aurore (1873)

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