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Publié le par M. Aurangé

"Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir."

Gustave Le Bon, Hier et Demain

Sculpture éphémère de peinture (www.laboiteverte.fr)

Sculpture éphémère de peinture (www.laboiteverte.fr)

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Publié le par M. Aurangé

"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."

Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet

Sablier Awaglass par Studio Note (source : http://www.journal-du-design.fr)

Sablier Awaglass par Studio Note (source : http://www.journal-du-design.fr)

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The Brook

Publié le par M. Aurangé

The Brook

Voici un poème que je connais depuis bien longtemps, The brook (Le ruisseau), d'Alfred Lord Tennyson (1809-1892), célèbre poète britannique de l'époque victorienne. Je le retranscris ici dans sa version originale, en anglais, qui est très intéressante au niveau des sonorités et du rythme (qui évoquent, à juste titre, l'écoulement et les rebondissements de l'eau du ruisseau qui traverse la campagne anglaise).

On y trouve également une référence à la brièveté de la vie humaine face à l'éternelle Nature (For men may come and men may go, but I go on forever).

THE BROOK

I come from haunts of coot and hern,
I make a sudden sally
And sparkle out among the fern,
To bicker down a valley.

By thirty hills I hurry down,
Or slip between the ridges,
By twenty thorpes, a little town,
And half a hundred bridges.

Till last by Philip's farm I flow
To join the brimming river,
For men may come and men may go,
But I go on for ever.

I chatter over stony ways,
In little sharps and trebles,
I bubble into eddying bays,
I babble on the pebbles.

With many a curve my banks I fret
By many a field and fallow,
And many a fairy foreland set
With willow-weed and mallow.

I chatter, chatter, as I flow
To join the brimming river,
For men may come and men may go,
But I go on for ever.

I wind about, and in and out,
With here a blossom sailing,
And here and there a lusty trout,
And here and there a grayling,

And here and there a foamy flake
Upon me, as I travel
With many a silvery waterbreak
Above the golden gravel,

And draw them all along, and flow
To join the brimming river
For men may come and men may go,
But I go on for ever.

I steal by lawns and grassy plots,
I slide by hazel covers;
I move the sweet forget-me-nots
That grow for happy lovers.

I slip, I slide, I gloom, I glance,
Among my skimming swallows;
I make the netted sunbeam dance
Against my sandy shallows.

I murmur under moon and stars
In brambly wildernesses;
I linger by my shingly bars;
I loiter round my cresses;

And out again I curve and flow
To join the brimming river,
For men may come and men may go,
But I go on for ever.

Source image : http://cottgwladys.canalblog.com

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Confiteor - Jaume Cabré

Publié le par M. Aurangé

Confiteor - Jaume Cabré

Confiteor, un livre qui est de ceux qui marquent les esprits, l'un de ces livres qui nous invitent à une réflexion poussée sur la nature humaine, auquel on ne peut que repenser régulièrement au fil de sa vie face à certains événements, bref, un livre qui nous transcende.

Le lecteur suit l'histoire d'Adrià Ardèvol, enfant surdoué mal aimé de ses parents, qui s'entre-déchirent au sujet de son éducation, l'un voulant faire de lui un humaniste polyglotte, et l'autre un violoniste virtuose, qui grandira en portant la lourde histoire familiale sur ses épaules.


Ecrit sous la forme d'une lettre à la femme aimée, artiste juive tour à tour retrouvée et perdue qui éveillera la sensibilité d'Adrià, Confiteor est surtout une confession, celle d'un homme immensément cultivé et à la soif de connaissance sans borne, parlant quatorze langues et ressentant l'histoire des objets et des lieux, enfant solitaire et incompris, qui, avant que la maladie d'Alzheimer lui fasse perdre toute mémoire au seuil de la vieillesse, tente, au travers de sa propre histoire, entremêlée de celles d'autres personnages à d'autres époques - et c'est là que réside toute l'ingéniosité de la narration - de comprendre l'origine du Mal.


Comment expliquer que le Mal, les comportements les plus abjects, surgissent à certains moments de l'histoire de l'humanité ? Ce mal est-il intrinsèque aux individus ? Résulte-t-il de comportements individuels ou de la combinaison de plusieurs facteurs au sein d'une communauté, d'un contexte culturel et historique, qui enlèverait une part de responsabilité à ceux par qui il s'est propagé ? Autant de questions qui obsèdent Adrià Ardèvol, qui tentera d'y répondre en mêlant, au récit de sa vie, ceux d'un moine en quête de repentance et d'un inquisiteur général, d'un médecin nazi et d'une famille juive, personnages dont les vies se mélangent dans le récit et s'entrecroisent de telle manière à former des archétypes transcendant toutes les époques et tous les lieux, confondant les destins et les vies, avec pour fil conducteur, l'histoire d'un violon, dont les origines mystérieuses se révèlent petit à petit et qui forme la clef de voûte du roman.


Inquisition, franquisme, nazisme, absurdités de la guerre et des dictatures, autant d'époques et de faits explorés qui retracent l'Histoire européenne au travers de cette quête.


Comment conjurer ce Mal ? Autre question soulevée par l'auteur, dont le personnage principal tentera d'y répondre par son intarissable soif de beauté, de connaissance et de pardon, qui semblent être les seules voies pour alléger - à défaut de pouvoir l'éradiquer - l'abjection sur la Terre.


Confiteor est un véritable chef-d’œuvre, un roman époustouflant et original, bref, une véritable perle littéraire, révélatrice du talent de l'écrivain, philologue et scénariste catalan Jaume Cabré (né en 1947 à Barcelone).

Il est quasiment impossible de résumer cet ouvrage tant la narration est inhabituelle, exercice auquel, cependant, j'ai tenté de me prêter afin de participer à faire connaître ce livre que j'avais déjà évoqué ici, tout en ayant conscience qu'il m'est impossible d'en restituer toute la richesse.

Je joins une interview de Jaume Cabré sur France Inter, une analyse très intéressante de cette œuvre (disponible jusqu'au 12 juin 2016), que je vous invite vivement à écouter si les thèmes abordés dans ce livre vous intéressent.

Incipit :

"Ce n’est qu’hier soir, alors que je marchais dans les rues trempées de Vallcarca, que j’ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable. Tout à coup, j’ai vu clairement que j’avais toujours été seul, que je n’avais jamais pu compter sur mes parents ni sur un Dieu à qui confier la recherche de solutions, même si, au fur et à mesure que je grandissais, j’avais pris l’habitude de faire assumer par des croyances imprécises et des lectures très variées le poids de ma pensée et la responsabilité de mes actes. Hier, mardi soir, en revenant de chez Dalmau, tout en recevant l’averse, je suis arrivé à la conclusion que cette charge m’incombe à moi seul. Et que mes succès et mes erreurs sont de ma responsabilité, de ma seule responsabilité. "

Publié dans Lectures et critiques

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Contes populaires de la Côte d'Azur

Publié le par M. Aurangé

Contes populaires de la Côte d'Azur

L'étude des contes et légendes d'une région ou d'un pays nous renseigne beaucoup sur l'imaginaire populaire et les coutumes de nos ancêtres, ainsi que sur certains événements qui ont pu marquer les lieux en des temps très éloignés dont les mythes et légendes sont parfois de précieux témoignages (encore faut-il s'atteler à la difficile tâche de l'interprétation).

C'est pourquoi il est intéressant de lire ce genre d'ouvrage, tel que les Contes populaires de la Côte d'Azur de James Bruyn Andrews, qui viennent d'être réédités aux Editions des Régionalismes, aussi bien pour l'intérêt historique ou, pour les amoureux du lieu, par intérêt personnel, que pour le simple plaisir de découvrir ou de redécouvrir ces contes magiques qui ne manqueront sans doute pas de ravir ceux qui ont su garder leur âme d'enfant.

L'auteur, ancien avocat américain né à New York (1842-1909), s'installa en Europe du Sud pour des raisons de santé et s'établit définitivement à Menton en 1871 après un consulat à Valence (Espagne). Membre de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, il se passionna pour les traditions populaires de la Côte d'Azur et publia divers ouvrages sur le sujet.

Les Contes populaires de la Côte d'Azur sont le résultat d'une collecte, auprès de divers informateurs de Menton, Roquebrune et Sospel, de contes traditionnels en dialecte provençal scrupuleusement transcrits par l'auteur :

" Les contes suivants ont été recueillis de la bouche des gens du pays. J’ai pris toutes les précautions pour n’avoir que des récits traditionnels. J’aurai voulu faire imprimer, en même temps, les textes originaux dans leur dialecte, mais le travail aurait été long, pénible [...] J’ai cherché dans les traductions surtout la fidélité, ce qui expliquera quelques imperfections de style et même de fond. Je n’ai voulu ni ajouter ni retrancher, craignant de modifier la signification, et de perdre le cachet populaire qui constitue une garantie d’origine" (extrait de la Préface).

C'est donc une belle plongée dans la Provence traditionnelle que nous réserve cet ouvrage...

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