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Citation

Publié le par M. Aurangé

Ouvrons le livre des livres ; vivons, voyons, voyageons. Le monde est un livre dont chaque pas nous tourne une page ; celui qui n’en a lu qu’une, que sait-il ?

Premières Méditations poétiques, dans Œuvres complètes, Alphonse de Lamartine

Navire sur l'océan, William Turner (1775-1851)

Navire sur l'océan, William Turner (1775-1851)

Publié dans Citations

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Far-niente

Publié le par M. Aurangé

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier, Premières Poésies

John William Godward, Dolce Far-niente, 1897

John William Godward, Dolce Far-niente, 1897

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Poème III - Nostalgie

Publié le par M. Aurangé

Les amants du Pont Marie - Julien Dugué - 2005
Les amants du Pont Marie - Julien Dugué - 2005

Ils s’en vont par les rues
Et la main dans la main
Amoureux éperdus
Rêves sans lendemains

Amour d’un seul instant
Ephémère promesse
Et le soir tombant
Sur un cœur qui se blesse

De devoir le quitter
Par un train qui s’échappe
Cœur emprisonné
Dans la nuit qui le drape

Sur le quai un baiser
Un regard attendri
Les doigts entremêlés
Puis rejoindre la nuit

D’un soir merveilleux
Reste un vain espoir
Mais parfois les adieux
Ne sont qu’un au revoir

Marlène Aurangé

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Retour aux années 50...

Publié le par M. Aurangé

Deux chansons qui ont marqué mon enfance, souvenirs de quelques moments de bonheur lorsque mes grands-parents se mettaient à chanter et à danser tout en évoquant leurs souvenirs de jeunesse...

Tout d'abord, "Un jour tu verras" de Marcel Mouloudji, succès de 1954, puis "Salade de fruits" de Bourvil (1959).

Juste pour le plaisir de les réécouter...

Publié dans Musique, Quotidien

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