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Poème VIII - Le Vide (Il est venu le temps...)

Publié le par M. Aurangé

Il est venu le temps où chacun prend sa route
Dans les brumes incertaines des lendemains
Les chemins se séparent, il n'y a plus de doute
Et chacun doit maintenant suivre son destin.

Faut-il tourner le dos ou marcher à l'envers
S'enfuir devant l'incompréhension ou lutter
Peu importe le choix, car dans tout l'Univers
Résonnera toujours cette histoire avortée.

La Lune qui brille rend plus beau le vide autour
L'éclat du Soleil rend terne la lumière du jour
Et les étoiles disparaissent devant tant de clinquant
Mais ce qui ne se voit, n'est pas forcément absent.

Le vide est la force, centre de l'ouragan
En son sein tout est là, tout et rien en même temps
Et si le silence est aujourd'hui la loi
C'est par lui qu'un jour, tout nous reviendra.

Marlène Aurangé

La Grande Vague de Kanagawa, Estampe japonaise, gravure sur bois,Hokusai, 1830 ou 1831

La Grande Vague de Kanagawa, Estampe japonaise, gravure sur bois,Hokusai, 1830 ou 1831

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La truffe - Botanique de la truffe et des plantes truffières

Publié le par M. Aurangé

La truffe - Botanique de la truffe et des plantes truffières

Pour sortir un peu des sentiers battus de ce blog, tout en restant dans une approche historique, je souhaitais signaler la réédition du livre de A.D. Chatin, paru initialement en 1892, par les éditions Lacour-Ollé, La truffe - Botanique de la truffe et des plantes truffières.

Voici ce qu'en dit l'auteur : "Ce livre n'est pas fait spécialement pour les savants, botanistes ou chimistes, mais pour tout le monde.

Je veux y faire moins oeuvre de science, tout en restant exact, que de vulgarisation.

Aussi me garderai-je de noyer les Tubéracées utiles dans trop d'espèces n'ayant qu'un intérêt botanique.

Mon mémoire de 1869 sur la Truffe eut pour origine un Rapport à la société nationale d'Encouragement, rapport que m'avait demandé M. Dumas, son président, à la suite de la part prise par M. A. Rousseau, de Carpentras, à la Grande Exposition de 1867.

Le présent livre est sorti du désir d'améliorer et compléter cettee œuvre de premier et trop rapide jet, résultat que je m'efforcerai d'atteindre en rectifiant quelques faits admis sur la parole de maîtres faisant autorité."

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L'enseigne rouge

Publié le par M. Aurangé

L'enseigne rouge accueille les habitués comme les voyageurs. En traversant la place où les gens, pressés, se croisent valise à la main, j'imagine le bruit des sabots et les cris des cochers qui devaient emplir ces rues il y a maintenant plus d'un siècle, lorsque les trains en partance de la gare lançaient encore leurs nuages de vapeur.

Le tumulte des cuisines s'entend jusqu'au dehors, déjà, alors que les portes battantes vont et viennent au rythme des clients. Les vitres soignées, sur lesquelles sont affichés ça et là les menus et les tarifs, laissent voir un intérieur traditionnel parisien et animé. Les murs sont tapissés d'un papier à rayures de deux nuances de gris, encadrant un mobilier un peu vieillot de tables typiques des brasseries parisiennes et de banquettes en simili-cuir noir et clous argentés. Le bar s'étend sur la gauche tandis que tables et banquettes s'étendent de la vitre jusqu'au fond de la salle, où la télévision annonce les dernières nouvelles et le temps qu'il fait à qui veut bien l'entendre. Il fait bon vivre à l'intérieur, les clameurs me parviennent comme celles des marins rentrant au port.

Une légère musique populaire se diffuse entre les conversations bruyantes des vieux messieurs à la serviette rouge accrochée au col, qui, avec un rire gras, entrechoquent leurs verres. Quelques femmes, venues en amies déjeuner, discutent discrètement, le sourire aux lèvres.

Et alors que je contemplais cet endroit qui m'avait si longtemps effrayée, non par ce qui s'en dégageait, mais par les faits qui s'y étaient déroulés et que j'étais l'une des seules à connaître, tout me parut banal, comme si tout ce qui avait occupé mon esprit à ce sujet ne devenait que vent.

Souvenirs d'une autre époque, qui ne m'appartient pas et que j'ai pourtant ressentis comme s'il s'agissait des miens.

Marlène Aurangé

Paris, une brasserie - Peinture de Nagao Usui, artiste japonais                                                             (source : www.galerierambaud.com)

Paris, une brasserie - Peinture de Nagao Usui, artiste japonais (source : www.galerierambaud.com)

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Black horse and a cherry tree

Publié le par M. Aurangé

Qui n'a pas un jour fredonné l'air de cette chanson de KT Tunstall qui tournait en boucle sur les ondes en son temps... Mais en revanche, qui a vraiment prêté attention aux paroles ?

Celles-ci semblent obscures au premier abord, mais il est intéressant de s'y pencher. Le message est profond et pour bien comprendre la métaphore, voici la traduction d'un article du journal The Guardian du 24 février 2006, où KT Tunstall explique le sens des paroles de sa chanson :

"C'est une métaphore du bien et du mal. Un été, je voyageais en Grèce sur une petite mobylette et cet énorme cheval noir s'est échappé dans une oliveraie et devenait fou. C'était apocalyptique : la graine était plantée. J'ai écrit la chanson des années après dans un petit studio de Shepherd's Bush. [...] Les paroles "my heart stops dead" font référence à un souffle au coeur que j'avais lorsque j'étais bébé. J'ai imaginé que mon coeur me trahissait et qu'il décidait d'arrêter de battre. La chanson traite du fait de devoir creuser incroyablement profond en soi pour découvrir qui on veut être."

Paroles :

Well my heart knows me better than I know myself
So I'm gonna let it do all the talking.
I came across a place in the middle of nowhere
With a big black horse and a cherry tree.

I felt a little fear, upon my back
I said, "Don't look back, just keep on walking."
When the big black horse said, "Look this way."
He said, "Hey lady, will you marry me?"

But I said, "No, no. No, no-no-no.
"No, no. You're not the one for me.
"No, no. No, no-no-no.
"No, no. You're not the one for me."

No, no, no, no.

And my heart had a problem, in the early hours,
So I stopped it dead for a beat or two.
But I cut some cord, and I shouldn't have done that,
And it won't forgive me after all these years

So I sent it to a place in the middle of nowhere
With a big black horse and a cherry tree.
Now It won't come back, cause it's oh so happy
And now I've got a hole for the world to see

And It said, "No, no, no, no-no-no.
"No, no, you're not the one for me.
"No, no, no, no-no-no.
"No, no, you're not the one for me."

Big black horse and a cherry tree
I can't quite get there cause my heart's forsaken me
Big black horse and a cherry tree
I can't quite get there cause my heart's forsaken me

Traduction :

Mon cœur me connaît mieux que moi-même
Alors je vais le laisser parler
J'ai traversé un endroit au milieu de nulle part
Avec un grand cheval noir et un cerisier

J'ai pris peur de ce qu'il y avait derrière moi
Je me suis dit " ne te retourne pas, continue de marcher "
Quand le grand cheval noir, qui regardait vers moi,
A dit " hey jeune femme, voulez-vous m'épouser ? "

Refrain
Mais j'ai dit non, non, non non non non
J'ai dit non, non, tu n'es pas fait pour moi
Non, non, non non non non
J'ai dit non, non, tu n'es pas fait pour moi

Et mon cœur a eu un problème aux premières heures
Alors je l'ai arrêté un battement ou deux
Mais j'ai coupé un fil et je n'aurai pas dû le faire
Et il ne veut pas me pardonner après toutes ces années

Alors je l'ai envoyé dans un endroit au milieu de nulle part
Avec un grand cheval noir et un cerisier
Et il ne veut pas revenir parce qu'il est trop heureux
Et maintenant j'ai un trou que tout le monde peut voir

Refrain

Je dit non, non, non, non
Tu n'es pas fait pour moi
Je dit non, non, non, non
Tu n'es pas fait pour moi

Grand cheval noir et cerisier
Je ne peux pas y retourner car mon cœur m'a abandonné
Grand cheval noir et cerisier
Je ne peux pas y retourner car mon cœur m'a abandonné

Publié dans Musique

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Poème VII - Solitude

Publié le par M. Aurangé

(Révision d'un poème de 2003)

Certains soirs d'été,
Il m'arrive de regarder, là-bas,
Le Soleil aux couleurs changeantes de l'horizon
Qui se noie dans l'immensité
Parmi les derniers chants d'oiseaux.

J'aime la solitude,
Les parfums chauds des soirs d'été,
J'en ai bien pris l'habitude,
Et toujours les aimerai.

Lorsque le voile noir de la nuit
Enveloppe le monde d'un manteau de velours,
Je sens monter mon âme vers le feu des étoiles
Mais elles ne me consument pas,non, pas du tout,
Elles ne font que m'éblouir de leur pâle froideur.

J'aime la solitude,
Le calme plat de la nuit noire
J'en ai bien pris l'habitude
Et toujours les aimerai.

J'ai vécu, il le faut bien,
Mille aventures, mais que c'est loin !
Vagues souvenirs d'insouciance et de paix,
Ponctués de rires, de joie, de quiétude

La solitude, alors, n'était plus !

C'était une plage, si grande, où les vagues venaient mourir à nos pieds ;
Ou encore, la douce somnolence sous le soleil brûlant des après-midi d'été

C'est le Passé.
Et aujourd'hui,

J'aime la solitude,
Et le souvenir des jours passés,
J'en ai bien pris l'habitude
Et toujours les aimerai.

J'aime la solitude,
Elle me console et me conseille,
J'en ai bien pris l'habitude,
Et toujours l'aimerai.

Mais est-ce vrai...

Peut-être, un jour,
On m'aidera,
On m'aimera,
Me comprendra,

Loin d'ici,
Ailleurs,
Là-bas,
Où la solitude n'existe pas.

Marlène Aurangé

source : https://photobrebeuf.wordpress.com

source : https://photobrebeuf.wordpress.com

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Poème VI - La Creuse

Publié le par M. Aurangé

Le ciel si bleu et l'air si léger
Les chemins sinueux, les grands champs de blé
Sentent le chèvrefeuille et les arbres là-bas
Frissonnent au vent qui souffle dans les bois

Les grillons, cachés dans les buissons épais
Recouvrant les pierres de ces petits murets
Qui traversent les champs, les bois et les villages
Chantent l'été, le soleil et les paysages

Le chardon côtoie le houx, dans les sous-bois, près des ruisseaux,
Dans les sentiers, dans les hameaux, fleurissent les bleuets et les coquelicots

Pays d'étangs et de rivières
Les ruisseaux coulent entre les pierres
Jaillit l'eau des sources qui s'en va chantant
A travers bois et prés en un filet d'argent

Et les vieilles maisons de granit taillé
Semblent conter leur histoire aux passants
Mystérieuses ou rassurantes, témoins du passé
Que rendent encore plus belles les marques du temps.

Marlène Aurangé - 2008

Poème VI - La Creuse

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Citation

Publié le par M. Aurangé

"Les paroles sincères ne sont pas élégantes ; les paroles élégantes ne sont pas sincères"

Tao-Te-King, Lao Tseu, philosophe chinois (milieu du VIe siècle av. J.-C. – milieu du Ve siècle av. J.-C), considéré comme le père fondateur du taoïsme.

Source : taovide.blogspot.fr

Source : taovide.blogspot.fr

Publié dans Citations

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