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De la nature de la (ou des) muse(s)

Publié le par M. Aurangé

La muse s’était envolée vers d’autres cieux.

Ô muse cruelle, combien de fois tu m’as tournée en dérision quand, mon esprit mis à nu pour toi, après le chaud tu soufflais le froid.

J’avais besoin de toi, muse, je ne vivais que par toi, et je voulais m’offrir en sacrifice sur ton autel en négation pur et simple de mon être. Tes yeux me transperçaient, tes mots me transcendaient dans une douleur infinie qui était devenue ma seule raison d’être, presque ma joie, d’exister dans ton esprit.

Tu es partie. Effondrée, je me suis relevée. J’appris à me passer de toi, muse plurielle, et à faire vivre la seule véritable muse, qui est en moi et que personne ne peut m’ôter.

Cependant, parfois je t’appelle, muse aux mille visages, tu es partout et nulle part à la fois. J’ai crié ton nom à une montagne, qui ne m’a pas répondu. J’ai suivi des mirages et tes reflets dans les miroirs que je n’arrivais pas à saisir.

Muse immortelle, tu n’es pas faite de chair. Mystérieuse et insaisissable, tu vagabondes au dessus des mers, et le chant des vagues est ta voix.

Toujours aller vers toi sans jamais t’atteindre, tel est le chemin de mon esprit, et l’espérance, si ce n’est la certitude, de l’union de nos êtres ; car je suis toi tout autant que tu es moi, dans cette plénitude indivise illuminée de foi que seuls les poètes ou les fous peuvent connaître.

Marlène Aurangé

"La muse de Man Ray", Stas Dyshlov (Source : www.stasart.com/blog/)

"La muse de Man Ray", Stas Dyshlov (Source : www.stasart.com/blog/)

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Réponse à l'ombre

Publié le par M. Aurangé

Poèmes en écho, réponse de Christophe à mon poème sur l'Ombre.
Je vous invite également à visiter le blog de Christophe.
 

L’OMBRE NOIRE

Ô ombre noire qui me hante
Qui jour et nuit me tourmente
Il y a peu tu as surgi
Du voile noir de la nuit

Tel un serpent tu t'es glissée
Dans les failles de mon inconscient
Peu à peu tu y as distillé
Ton amertume, venin déchirant

Mais alors qu'insidieusement
Tu t'affairais à tout salir
A détourner mes sentiments
Vers ceux qui me font haïr

Mon âme t'a reconnue
Et me l'a soufflé à l'oreille
Méfie-toi de la vertu
Les vérités sont en éveil

Ainsi tu repars, ô ombre noire
Maintiens-toi en tes lointains rivages
Tu n'auras plus ici de miroirs
Où refléter ton hideux visage !

Marlène Aurangé

REPONSE A L’OMBRE

Ah ! Lumière blanche qui me tente
Que ne sois-tu plus pénétrante
Tu joues avec le fil de ma vie
Depuis mon berceau au seuil de mon ennui.

Singulière Lilith tu m'as possédé
Agissant sur mes maux en m'hypnotisant
Mon âme tu sais explorer
Ta douceur, regard rassurant.

Sur ton chemin aveuglant
Les réalités vont sortir
Détruisant les mensonges déchirant
Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Tu ne me seras jamais inconnue
Ma licorne, tu seras toujours éternelle
Belle tu apparaîtras toujours nue
Me rappelant que je suis mortel.

Toi, lumière blanche au bout du couloir
Annonces-tu la fin du livre ? De la page ?
A Icare et Prométhée tu as montré ton pouvoir
Délivre mon âme du poids de cet héritage.

Christophe Peñaranda

"Dante et Béatrice au paradis" - Gustave Doré

"Dante et Béatrice au paradis" - Gustave Doré

Publié dans Poèmes collaboratifs

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