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7 articles avec flaneries

Réflexions dans une allée du Jardin des Plantes...

Publié le par M. Aurangé

Réflexions dans une allée du Jardin des Plantes...

J’avançais dans la grande allée bordée de tournesols. Autant de soleils qui m’observaient, comme de grands géants hirsutes. J’imaginais ce qu’ils pouvaient penser de moi, qui déambulais tel un fantôme en cette lumineuse journée estivale. Le ciel d’un bleu presque écrasant laissait passer quelques nuages. Plus rien ne me séparait des cieux, semblait-il. Si j’avais eu le pouvoir de voler, sans doute y serais-je allée me réfugier, dans cette douce chaleur cotonneuse, dans la béatitude d’un esprit omniscient.

J’étais reliée par un fil invisible à un être inconsistant. Une âme trop grande pour le corps qui devait la recevoir, un esprit trop alambiqué pour la laisser s’exprimer. Dans la matérialité, ce lien n’était que chaos, mais je continuais à le sentir vivre en moi. Chaque fois, cela me donnait le vertige. Exténuée, j’aurais aimé m’assoir sur un banc, mais une autre force me poussait à marcher. Marcher vers où, vers quoi ?

Dans cette allée d’héliotropes, j’avais échoué presque par hasard, ou plutôt, c’est ici que je devais être, à cet instant. La nature est une cathédrale vivante.

Il me faudra encore du temps avant de saisir toute l’ampleur du changement soudain qui s’est produit dans ma vie. L’importance de certains lieux, pourquoi faut-il descendre dans les ténèbres pour voir la lumière vers laquelle on doit tendre. Pourquoi certains confondent la lumière d’une bougie avec celle du soleil.

Réflexions dans une allée du Jardin des Plantes...

Ils étaient là, ces tournesols, ces soleils, comme autant de lumières montrant des voies différentes et peut-être étais-je ici pour comprendre qu’il existe autant de chemins que d’hommes, aucun n’est mieux qu’un autre. Tous les soleils se ressemblent, certains sont plus ou moins grands, plus ou moins gros… Mais ce sont des soleils.

Il faut juste savoir que l’éclaireur n’est pas forcément là pour nous accompagner, il nous montre le chemin, puis il s’en va poursuivre le sien.

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L'église Saint-Sulpice et son gnomon

Publié le par M. Aurangé

L'église Saint-Sulpice et son gnomon

Aujourd'hui, je me suis de nouveau rendue à l'église Saint-Sulpice, dans le 6ème arrondissement de Paris. La promenade fut agréable en cette belle journée ensoleillée, quoique glaciale.

Le soleil illuminait la façade de l'église, ses colonnes qui rappellent un temple grec et ses tours asymétriques, témoignages de la construction tourmentée de cette église, qui dura près de 130 ans et pour laquelle plusieurs architectes ce sont succédés, de Servandoni à Jean-François-Thérèse Chalgrin.

L'église Saint-Sulpice et son gnomon

La fontaine sur la place de l'église qui, contrairement à la coutume hivernale, n'avait pas été vidée de l'eau qui y circule, était toute glacée. Quelques passants s'amusaient à casser des morceaux de glace en les frappant les uns contre les autres, tandis que les rares touristes en cette froide matinée de décembre se faisaient photographier devant les statues de lions de la fontaine dont l'eau en sortant de leurs gueules avait formé de curieuses formations stalactitiques.

L'église Saint-Sulpice et son gnomon

A l'intérieur de l'église, peu de calme cette fois-ci. Je me suis approchée du gnomon (mot dont j'ai appris qu'il venait du grec gnômôn, "moyen de connaissance") , dont j'ai déjà parlé dans un précédent billet, toujours discret, dans l'aile gauche du transept, pour un visiteur non averti.

Le texte inscrit sur le gnomon fut en partie effacé pendant la Révolution française, nous ne pouvons donc plus lire aujourd'hui le nom du roi et de ses ministres, toutefois, le texte est retranscrit sur un pupitre se trouvant à proximité.

En dessous de ce texte, figuraient également, à droite le signe du zodiaque des Poissons, un hexagone avec une lune et la lettre H, et, à gauche, le signe du zodiaque du Scorpion, toutes ses inscriptions ayant également été effacées.

Le visiteur pourra trouver étonnante la présence de cet instrument de mesure astronomique dans une église, d'autant plus que rien dans sa structure ne rappelle l'imagerie habituelle du culte catholique, sa forme d'obélisque et les deux crocodiles de cuivre présents à sa base rappelant plutôt l'Egypte antique.

Ces particularités lui confère un certain mystère dont l'évocation par l'auteur du "Da Vinci Code" (que je n'ai pas lu) est sans doute à l'origine de l'engouement actuel des touristes pour cette église.

Publié dans Flâneries

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El Retiro - Madrid

Publié le par M. Aurangé

Eglise San Jerónimo el Real
Eglise San Jerónimo el Real

Lors de mon voyage à Madrid, dont j'ai déjà parlé ici, j'ai eu l'occasion de me promener au parc du Retiro, un espace de verdure très reposant, si l'on sait y trouver les endroits peu fréquentés un peu éloignés de l'allée centrale, et où j'ai pu me ressourcer sans grande peine en ce mois d'avril chaud et ensoleillé (du moins, dans la capitale espagnole).

Ce grand parc de 118 hectares fut créé entre 1630 et 1640 lorsque le comte-duc d'Olivares, favori du roi Philippe IV, lui offrit des terres pour les distractions de la Cour autour du Monastère des Hiéronymites de Madrid (Monasterio de los Jerónimos).

Palais de Cristal
Palais de Cristal

On y trouve, au centre, le Palais de Cristal, édifice de verre et de métal construit en 1887 pour accueillir une exposition sur la faune et la flore des Philippines, aujourd'hui utilisé pour des expositions artistiques. Il était vide lorsque je l'ai visité, ce qui n'empêchait pas les nombreux touristes présents de se presser à l'intérieur ; il faut dire que les jeux d'ombre et de lumière, ainsi que la vue sur le petit lac tout proche méritent le détour.

J'ai continué ma promenade jusqu'au lac, qui était l'endroit où j'ai trouvé le plus de monde dans le parc. Le beau temps et la possibilité de faire une promenade en barque sur le lac explique sans aucun doute ce succès, et cela doit bien être fort agréable pour qui apprécie les bains de foule et les ambiances estivales.

Pour ma part, voyageant seule (et n'étant pas à mon aise au milieu d'une foule), je n'avais pas d'intérêt à aller sur l'eau, mais le spectacle des barques bleues défilant sur le lac m'aura permis de tourner la petite vidéo ci-dessous.

Enfin, dans un endroit plus retiré, j'ai découvert le Bois du Souvenir (Bosque del Recuerdo), une colline où un chemin de terre serpente entre cyprès et oliviers jusqu'au sommet. J'ai été intriguée par cet endroit, entouré de quelques colonnes grecques et d'un ruisseau, auquel on accède par un petit pont de bois.

Comme on le remarque sur la vidéo ci-dessous, le contraste avec des endroits plus "touristiques", tel que le lac, est frappant, et cet endroit un peu déserté, ce chemin qu'il fallait gravir en spirale autour de la colline, incitaient au recueillement.

J'ai appris, par la suite, que cet endroit, rebaptisé "Bois du Souvenir" en 2006, s'appelait auparavant "Bois des Absents" et est un monument commémoratif en hommage aux 191 victimes des attentats du 11 mars 2004 à la gare d'Atocha. Chaque arbre (oliviers et cyprès de Provence) a été planté en hommage à une personne victime des attentats.

Je joins ci-après deux liens intéressants sur l'histoire du parc et l'inauguration du Bois du Souvenir (en espagnol).

Publié dans Flâneries

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El convento de las Descalzas Reales - Madrid

Publié le par M. Aurangé

El convento de las Descalzas Reales - Madrid

Lors de mon dernier voyage à Madrid, j'ai visité le couvent des Déchaussées Royales (Convento de las Descalzas Reales), se situant non loin de la Puerta del Sol.

Ce couvent, à l'architecture classique du XVIème siècle et abritant de nombreuses œuvres d'art, a été fondé en 1559 par Jeanne d'Autriche, sœur du roi d'Espagne Philippe II, pour les religieuses Clarisses (clarisas coletinas).

Ouvert au public seulement depuis 1960, sur autorisation du Vatican, il est richement décoré, dans un style baroque et l'on peut y admirer de nombreux tableaux de peintres espagnols, flamands et italiens.

Grand escalier (source : www.publico.es)

Grand escalier (source : www.publico.es)

Fermé au public pendant 400 ans et, les religieuses vivant coupées du monde extérieur, l'agencement et la décoration intérieure de cet édifice sont restés pratiquement les mêmes depuis l'époque de sa fondation, de sorte que la visite, très impressionnante d'ailleurs, de ce magnifique couvent constitue une véritable plongée dans le XVIème siècle.

Actuellement, si le couvent peut accueillir 33 religieuses, seules 20 y vivent (âgées de 44 à 94 ans). Elles se retirent dans une partie du cloître pendant les heures de visites, ce qui explique que le couvent ne soit ouvert aux visiteurs que très peu de temps par jour (2 heures environ).

Chapelles (source : www.spain.info)

Chapelles (source : www.spain.info)

On y trouve de nombreuses représentations témoignant des liens étroits unissant ces religieuses clarisses et la famille royale (au travers, par exemple, des nombreux tableaux représentant la famille royale, notamment Philippe III, et des salles dédiées à la réception de celle-ci). Beaucoup de religieuses ayant vécu dans ce couvent étaient en effet des parentes de la famille royale qui s'y étaient retirées lorsqu'elles devinrent veuves.

Y ont également été accueillies des religieuses venant d'Amérique latine, ce qui explique la présence de certaines œuvres d'art (et notamment des statues du Christ) sud-américaines.

Chapelle de la Vierge de Guadalupe (source : www.womenworld.org)

Chapelle de la Vierge de Guadalupe (source : www.womenworld.org)

Il est cependant difficile de déterminer avec exactitude l'origine de toutes ces œuvres, aucun registre n'ayant été établi durant les 400 ans de coupure totale du monde extérieur.

Enfin, une grande salle, où se trouvaient autrefois les cellules des religieuses, accueille désormais d'immenses tapisseries dont les maquettes ont été réalisées par Rubens.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient en savoir plus, voici deux liens intéressants (sachant que rien ne vaut une visite sur place, ce que je recommande vivement !) : Monasterio de las Descalzas Reales (en espagnol) ; Informations pratiques (en français).

Je souhaite également signaler cet article très complet et très bien illustré.

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Le quartier Latin, suite...

Publié le par M. Aurangé

Le quartier Latin, suite...

Je n'ai pu résister aujourd'hui à l'envie d'aller me balader dans ce quartier de Paris que j'adore... Résultat : j'ai acheté trois livres, dont Confiteor, de Jaume Cabré, dont j'ai déjà parlé sur ce blog et qui se trouve en tête de liste de mes prochaines lectures.

J'espère bien avoir l'occasion de les lire avant la fin de l'année... C'est que mon emploi du temps étant très chargé, je ne peux, hélas, consacrer autant de temps à la lecture que je le souhaiterais.

Voilà six mois que je lis simultanément deux livres, sans pour autant avoir réussi à les terminer... Le premier, que je lis dans le cadre de ma reprise d'études, est un ouvrage sur l'Histoire de l'Amérique espagnole ; le second est un roman d'Alejo Carpentier, "El siglo de las luces" dont j'ai déjà parlé dans un précédent billet.

Le quartier Latin, suite...

Journée pluvieuse, aujourd'hui, et favorable à la méditation. J'ai passé quelques instants dans l'église Saint-Sulpice, deuxième église la plus grande de Paris après Notre-Dame et dont j'apprécie l'architecture, l'ambiance et les magnifiques oeuvres qu'elles abrite.

La chapelle de la Vierge, qui se trouve au fond de l'église, sa coupole ornée d'anges et sa statue de la "Vierge à l'Enfant" de Jean-Baptiste Pigalle sont tout simplement sublimes.

Le quartier Latin, suite...

En sortant de l'église, j'ai vu qu'un gnomon astronomique y était également présent. J'ai appris par la suite que cet instrument, fonctionnant un peu selon le même principe que le cadran solaire (un oeilleton fixé sur l'un des vitraux laisse passer un rayon de soleil, qui vient frapper le sommet d'une obélisque ; l'ombre de cette dernière se projette alors sur une bande de laiton incrustée dans le sol et la mesure de cette ombre permet de déterminer la position du soleil et donc, la période de l'année), avait été installé dans cette église à la demande du curé des lieux, au XVIIIème siècle, par les savants de l'Observatoire de Paris.

Pour moi qui suis également intéressée par tout ce qui touche à l'astronomie, ce fut une découverte passionnante.

Un ami m'a par la suite appris que cette église jouait un rôle important dans le roman Da Vinci Code... Je ne l'ai pas lu ni ne m'y suis véritablement intéressée lors de sa sortie... Peut-être devrais-je m'y mettre !

Publié dans Flâneries

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Promenade dans le quartier latin

Publié le par MA

Promenade dans le quartier latin

Le quartier latin est le quartier de Paris que j'aime le plus. Pourtant, je n'y ai pas d'attache particulière, sinon le fait d'avoir des amis qui y ont étudié. Peut-être ce penchant vient-il d'eux, de leurs souvenirs d'étudiants qu'ils ont partagé avec moi, ou peut-être le goût pour la littérature nourrit-il naturellement une certaine affection pour ce quartier...

J'ai pour habitude d'y aller acheter mes livres, boulevard Saint-Michel. Le 19 mars, arrivée très en avance (oui... j'avais oublié l'heure d'ouverture...), j'ai remonté le boulevard à pied et me suis promenée aux Jardins du Luxembourg. Hélas, les jardins ne sont pas très fleuris à cette période de l'année, mais le dénuement peut être tout autant apprécié. Il n'y avait pas un chat (il faut dire qu'il était tôt et qu'il faisait un peu frisquet). J'aime beaucoup ce Paris dénué des assauts des touristes, plus authentique.

On ressent mieux l'esprit des lieux, l'instant présent. Le tourisme de masse dilue ces sentiments que l'on peut éprouver lors d'une balade matinale et solitaire.

J'ai passé une petite heure assise sur une chaise, à lire "El siglo de las luces" d'Alejo Carpentier (un livre très intéressant dont je reparlerai très certainement plus tard), face au mur contre lequel furent fusillés, lors de la Commune de Paris, des fédérés... étrange résonnance avec le livre que j'étais en train de lire...

Publié dans Flâneries

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César Auguste, Caesar divi filius Augustus

Publié le par MA

César Auguste, Caesar divi filius Augustus

Je suis allée voir, il y a quelques jours, l'exposition que se tient actuellement au Grand Palais à Paris sur l'empereur romain César Auguste.

Pour moi qui ai étudié le latin et l'histoire de Rome, cette exposition était immanquable et je ne regrette absolument pas d'y avoir été.

César Auguste est l'empereur qui a marqué la période de l'Antiquité aussi bien par la stabilité qu'il a apporté à l'Empire, que par les travaux de rénovation et d'embellissement qu'il a entrepris... C'est à juste titre qu'il a pu se vanter d'avoir "trouvé une Rome de briques, et laissé une Rome de marbre".

Cette exposition reflète bien la grandeur et la magnificence de Rome à cette époque (l'Age d'or) et est très exhaustive en abordant la vie familiale et quotidienne, la politique, les guerres, le tout agrémenté de citations, notamment de Suétone (auteur de "la Vie des Douze Césars").

Mon seul regret : la taille de police un peu petite des commentaires et notes explicatives.

J'ai été quelque peu étonnée de faire partie des plus jeunes visiteurs de cette exposition (à moins que ce ne soit parce que j'y suis allée en semaine...). N'y a-t-il donc plus de jeunes latinistes ?

Publié dans Antiquité, Flâneries

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