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9 articles avec poemes collaboratifs

Poème XXXV - La marelle de la vie

Publié le par M. Aurangé

De mon pas léger, je survole le trottoir
Découvrant le territoire, mon regard loin devant
J'avance le cœur heureux et rempli d'espoir
Vers un destin aventureux qui me porte en avant

Je sautille dans ce jeu de marelle improvisé
Jetant la pierre de mes pensées dans le ciel imaginaire
Je retiens mon souffle, où retombera-t-elle ?
Mes pensées rebelles l'entraîneront-elle dans la mer ?

Mes réflexions s'emboîtent avec frénésie
Hypnotisé, atteint du syndrome Tetris,
Mes pas sur le sol tracent une géométrie
Et créent dans le réel une nouvelle matrice

Cerveau en rotation, comprendre les sensations
Pour sortir du labyrinthe, il faut y pénétrer
Et, conscient de chacune de mes actions
Je m'élance comme on commence une partie de dés

Double 1, mon épiderme frissonne au diapason
Au périmètre de mon toucher, j'évalue la situation
Tous mes muscles vibrent à l'unisson
Absorbant chaque onde d'un étrange son

Double 2, j'entends l'écho profond de l'univers
J'harmonise mes émotions à ces accords majeurs
Se balançant au rythme des oscillations de la Terre
Mon corps et mon âme enfin dansent en chœur

Double 3, je redécouvre les fragrances de la nature
J'avance sereinement sur le chemin de la confiance
Chaque inspiration est une nouvelle aventure
Qui dans mon cœur un peu de bonheur ensemence

Double 4, je goûte intensément tous les instants
Appréciant les saveurs acides et amères dans leur bon dosage
Mon appétit s'ouvre avec étonnement
A mille sensations dont je perçois les affinages

Double 5, je visualise facilement les possibilités
Le prisme de ma vision décompose les lumières
Arc-en-ciel m'éblouissant de clarté
Qui délivre enfin mon esprit de ses fers

Double 6, éveillé à la communion, je rentre en transe
Mon sixième sens résonne à l'harmonie de l'univers
De ses infinies vibrations je suis la cadence
Et fusionne dans l'instant et le temps et l'éther

Quelles que soient les trajectoires, j'arriverai à destination
Plus d'impasses dans le labyrinthe, que de simples équations
De ce jeu de miroirs, j'ai trouvé la solution
Confiance et audace ont éloigné mes interrogations

Sagesse consistant à maîtriser ses émotions,
Être en mouvement pour comprendre l'invisible
Aller toujours plus haut jusqu'à gravir les monts
Ressentir au-delà des limites perceptibles

En comprenant l'écho du monde sans ego,
Au plus près de mes valeurs, je marcherai sans fardeau
Et, connecté à l'humanité entière
Devant moi s'aboliront toutes les frontières

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

La marelle (source : https://jcdurbant.wordpress.com)

La marelle (source : https://jcdurbant.wordpress.com)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Réponse à l'ombre

Publié le par M. Aurangé

Poèmes en écho, réponse de Christophe à mon poème sur l'Ombre.
Je vous invite également à visiter le blog de Christophe.
 

L’OMBRE NOIRE

Ô ombre noire qui me hante
Qui jour et nuit me tourmente
Il y a peu tu as surgi
Du voile noir de la nuit

Tel un serpent tu t'es glissée
Dans les failles de mon inconscient
Peu à peu tu y as distillé
Ton amertume, venin déchirant

Mais alors qu'insidieusement
Tu t'affairais à tout salir
A détourner mes sentiments
Vers ceux qui me font haïr

Mon âme t'a reconnue
Et me l'a soufflé à l'oreille
Méfie-toi de la vertu
Les vérités sont en éveil

Ainsi tu repars, ô ombre noire
Maintiens-toi en tes lointains rivages
Tu n'auras plus ici de miroirs
Où refléter ton hideux visage !

Marlène Aurangé

REPONSE A L’OMBRE

Ah ! Lumière blanche qui me tente
Que ne sois-tu plus pénétrante
Tu joues avec le fil de ma vie
Depuis mon berceau au seuil de mon ennui.

Singulière Lilith tu m'as possédé
Agissant sur mes maux en m'hypnotisant
Mon âme tu sais explorer
Ta douceur, regard rassurant.

Sur ton chemin aveuglant
Les réalités vont sortir
Détruisant les mensonges déchirant
Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Tu ne me seras jamais inconnue
Ma licorne, tu seras toujours éternelle
Belle tu apparaîtras toujours nue
Me rappelant que je suis mortel.

Toi, lumière blanche au bout du couloir
Annonces-tu la fin du livre ? De la page ?
A Icare et Prométhée tu as montré ton pouvoir
Délivre mon âme du poids de cet héritage.

Christophe Peñaranda

"Dante et Béatrice au paradis" - Gustave Doré

"Dante et Béatrice au paradis" - Gustave Doré

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XXXIII - Le Dormeur du Bal s'éveille

Publié le par M. Aurangé

Dans l'herbe accueillante, allongé(e)
Le vent caressait doucement mon visage
Tournoyant, sous la voûte éthérée
Je voyais mille mirages

Le sourire malicieux, j'attendais les trois coups
Dans ce théâtre bleu le spectacle allait commencer
Les nuages faisaient un rideau blanc et doux
Que la brise commençait à lever

Quelle belle scène pour célébrer la vie
Demeure éternelle des dieux, temple majestueux
D'où ne s'échapperait nulle élégie
Sinon un chant qui me rendra heureux

Souvenirs d'enfant, j'imaginais la pièce
Maintenant j'en fredonne la douce mélodie
Et j'en attends la séquence maîtresse
Qui dans son prisme révèlera la pure énergie

J'ai grandi, je suis dans ce spectacle vivant
Je fais partie des instruments, de la partition
Comme une note qui s'élève, emportée par le vent
De ce qui va se jouer je suis au diapason

Je mémorise la beauté de l'harmonie.
Enfin accordé(e) aux vibrations universelles
D'un seul mouvement je chante et je saisis
Ce langage aux accents intemporels

Les nuages envolés, le ciel bleuit
Le soleil éclatant entre enfin en scène
Il répète son rôle à l'infini
Sans haine la vie se réveille sans peine

A sa douce chaleur la rosée s'évapore
Comme mille prières s'élevant dans les airs
De cet opéra il est le tenor
Médiator de cette communion entre frères

Ses rayons sur des arbres aux feuilles argentées
Viennent les faire vibrer comme autant de cymbales
Apprendre ce solfège pour s'unifier
La spiritualité est le maître du bal

La belle Iris en rappelant les couleurs
Vient dans le ciel annoncer l'ère nouvelle
Le spectre lumineux qui fait peur au trikster
Qui révèle enfants indigo et prophètes rebelles

Il balaye tout de sa retentissante authenticité
Loin des croyances que rumine le monde
Disciplinant les ombres, délivrant les enchaînés
A chaque seconde son énergie me féconde

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

Music of the woods - Vladimir Kush (source : http://vladimirkush.com)

Music of the woods - Vladimir Kush (source : http://vladimirkush.com)

Le dormeur du Val - 2008 - Denis Cousin (source : http://www.artmajeur.com/fr/artist/deniscousin/collection/des-mots-sages-comme-des-images/1228437/artwork/le-dormeur-du-val/3443347)

Le dormeur du Val - 2008 - Denis Cousin (source : http://www.artmajeur.com/fr/artist/deniscousin/collection/des-mots-sages-comme-des-images/1228437/artwork/le-dormeur-du-val/3443347)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XXX - Ode à l'être aimé

Publié le par M. Aurangé

J’aurais pu te dessiner les yeux fermés,
Tellement de fois noyé dans ton regard
Dans ces secondes d'éternité
Où s'abaissent tous les remparts.

Parcourant la carte de tes iris,
Mon cœur est la boussole qui touchera ton âme,
Mon fil d'Ariane dans les tourments des abysses
Guidé vers ton amour dont je découvrirai la flamme.

Ce feu, les dieux ne pourront pas nous le voler,
Alimentant la passion de notre union mortelle
Nous l'entretiendrons comme un temple sacré
Loin du tumulte et des cris qui se mêlent.

Je t’offrirai la lune et les étoiles
Libres comme le vent nous serons de doux amants
Et de chaque instant nous ferons une escale
Dans cet intime voyage jusqu'à la fin des temps.

Faisant des offrandes à l'autel de ton corps
Tu seras mon arche, face au déluge
Qui, jusqu'aux lueurs de l'aurore
Mènera nos âmes à leur ultime refuge

Faisant fi de l’énigme du sphinx face au temps,
Nous traverserons le Styx enlacés tendrement

Et, loin de ses eaux noires qui nous emporteraient
Nous créerons de nos vies un havre de paix.

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

James Sant (1820-1916), The moonlit beauty

James Sant (1820-1916), The moonlit beauty

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XXIX - La peine des sens

Publié le par M. Aurangé

Impossible de comprendre
Mon corps, mon cœur s'est bloqué
Sur la marche qu'il faut descendre
Pour trouver la séréni

Mystérieuse mécanique humaine
Je m'interrogeais sur ses rouages
Comme le créateur se démène
A trouver le bon assembla
ge

Maintenu par cette douce énergie
Qu'un grain de sable peut gripper
J'avançais aveugle dans la nuit
Comme un jouet dont on remonte la cl
ef

J'étais blessé ma confiance trompée
Perdu dans ce Labyrinthe de mes émotions
Aux nuages autour de ma tête embuée
Je tentais d'échapper à tâto
ns

Je devais retrouver de la vie la mélodie
Un air bienveillant pour mon équilibre
Au-delà de mes inutiles soucis
Enveloppée de cette harmonie qui vib
re

J'abandonne ma quête de vérité
Chaque pas est une sereine avancée
Qui me fera bientôt toucher
Ma raison d'être, mon identi

Le secret n'est il pas de partager
De vibrer en une pure résonance
Pour balayer l’iniquité
Embourbée dans l'ignorance
?

Nécessité d'exprimer le sacré
Dans la célébration de la vie
Je goûte à la douce félicité
D'être consciente de chaque acqu
is

Malgré le temps qui nous sépare
Nous démontrons qu'en écrivant à deux
Les âmes se rencontrent, jamais trop tard
Le spirituel doit nourrir les nécessiteux

Et lorsque les mots se rejoignent,
Se moquant de nos différences
Là s'abaissent les montagnes
Sous le poids de notre esp
érance

Moi l'apprenti homme en devenir
L'écho de tes mots me rassure
Tu me redonnes foi en l'avenir
La bienveillance est notre culture

Et moi émergente du chaos
Et soignant les bleus de mon âme
Je réponds à cet écho
Par la poésie qui ranime ma
flamme

Marlène Aurangé - Christophe Peñaranda

Erato, muse de la poésie lyrique - Charles Meynier (1768-1832)

Erato, muse de la poésie lyrique - Charles Meynier (1768-1832)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XXII - Le Tam Tam de l'Âme

Publié le par M. Aurangé

Tam tam endiablé dans le lointain
Me berce de douces vibrations
Le soleil rouge du matin
Me ramène à la ligne d'horizon

Sous la frêle protection de ma tente
Mes sens s'éveillent sous la chaleur
Etourdissante et enivrante
M'enveloppant d'une suave torpeur

Temps du Tam Tam
Temps qui m'aime

Mon corps s'accorde à ce nouveau rythme
J'abandonne ma chrysalide
Pour me perdre aux algorithmes
De cette musique qui me guide

Grammaire primitive, langage simplifié.
J’éteins le feu protecteur de la nuit
Et m'adonne aux percussions du djembé
Sous un ciel de plomb, qui ma peau brunit

Temps du Tam Tam
Temps qui sème

Résonance harmonique, je suis en équilibre.
Au diapason je cherche le zénith
Tel l'oiseau, de contraintes libre
Je m'envole porté par ces notes qui m'habitent

En sueur, ma gorge sèche se noue.
J'exprime un râle profond et primitif
Quelle est cette force qui me met à genoux
Et soutire à mon âme ce cri plaintif ?

Temps du Tam Tam
Temps qui m'aime

Adoubement mystérieux, marque mon destin.
Cicatrice sensorielle de mes ailes
Ange déchu je m'efforce en vain
De retrouver l'innocence originelle

Ma descendance nephilim est orpheline.
Entêtants tambours à me rendre sourd
Je sens le poids de ma vie devenir infime
Les percussions en lancent le compte à rebours

Temps du Tam Tam
Temps qui sème

Renaissance des sens, ma peau se tend.
Ma salive goûte au temps présent.
Du sablier se fige l'écoulement
Vision soudaine de l'essence de l'instant

Fragrance mémorielle, matricielle de ma nature,
Rassurantes sensations je recherche l'équilibre
Parmi mes souvenirs qui tels des fruits mûrs
Libres d'attaches tombent sur la terre libre

Temps du Tam Tam
Temps qui m'aime

Ce terreau où germe ma nouvelle conscience,
Émergente dansante au son du tam tam
Vient peser dans sa balance
La nouvelle légèreté de mon âme

Harmonie du silence entre les notes.
Je danse pour célébrer ce monde
Et l'avènement de l'antidote
Qui d'espérances mon esprit féconde

Temps du Tam Tam
Temps qui s'aime

Le tam tam s'accorde aux battements de mon cœur.
De mes envies je ne suis pas l'instrument
Et je vibre aux accents de l'équateur
Qui me transportent poussé par les vents

Do ré mi fa sol la si. Vis la vie
Mon réveil tambourine. Étrange rêve
Sois ton meilleur ami sans ennui
Écoute cette musique sans trêve

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

Percu-danse, tableau acylique (http://www.madagascarts.com)

Percu-danse, tableau acylique (http://www.madagascarts.com)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XIX - Méditation lunaire

Publié le par M. Aurangé

L'escalier grince à mon passage
A pas de louve je m'éclipse
Prête à sortir de mon ellipse
En quête de ma nature sauvage

Tous mes sens exacerbés
Plus de raison, seul mon instinct
Me guide sous un ciel de satin
Noir, d'une pleine lune éclairé

Sous mes pieds l'herbe folle se couche
A la promesse d'une étreinte soumise
Un parfum suave se porte à ma bouche
Qui de la Terre est éprise

Clairière illuminée d'étoiles
Les esprits m'ont guidée vers toi
Ils m'enveloppent de leurs voiles
Ici je trouverai ma voie

Mon corps, mon âme te réclament
Envoûtante méditation chamanique
A la Nature, je déclare ma flamme
Fusionnons en cette osmose éthérique

Ma lune, ce soir je suis Lycan
De profundis ta lumière me bouleverse
Des ténèbres je sors en tremblant
Mes peurs, de ton disque d'argent tu disperses

D'oméga tu me désignes alpha
Violence de la transformation, douce fourrure
Un nouveau sang coule en moi
Je sens l'air vif de la forêt obscure

Devenir ta créature pour l'éternité
Nouvelles perceptions de cette renaissance
Comme ta lumière meurt et réapparaît
En moi s'inscrit toute l'omniscience

Le temps n'existe pas, seul le présent
Qui éclaire ce monde d'une aura nouvelle
Et sur cette courbure intemporelle
Je m'engage corps et âme en un mouvement

Liberté de communier avec toi ma déesse
Je t'offre ma chasse en maudissant l'aurore
Qui à terre laissera notre égrégore
Où les esprits en ronde viendront danser en liesse

A ta beauté, je hurle mon amour
Te quitter pour retrouver ton frère soleil
Et, frappée par la lumière du jour
Me plonger dans un profond sommeil

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

(Sources : Première image http://www.souffledefemmesouffledevie.com ; Deuxième image https://mahieinthesky.wordpress.com)
(Sources : Première image http://www.souffledefemmesouffledevie.com ; Deuxième image https://mahieinthesky.wordpress.com)

(Sources : Première image http://www.souffledefemmesouffledevie.com ; Deuxième image https://mahieinthesky.wordpress.com)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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Poème XVI - Duel sur la montagne

Publié le par M. Aurangé

(Quand le vent, tard, souffle...)

Du haut de ces montagnes
Le vent hurlait sans fin
Me murmurant sans hargne
Il troublait mon chemin.
D'une prodigieuse tempête
Il semblait être l'auteur
Animateur de la fête
Il se voulait moqueur.

Sifflant à mes oreilles
Il m'entourait de froid
Piquant telle l'abeille
Il engagea le tournoi.
De son épée de glace
Il voulut me toucher
Emmitouflé d'audace
Je résistai avec succès.

Une bourrasque de flocons
Il m'envoya soudain
Affamé et glouton
J'avalai cette glace sans parfum
Gelé dans son essence
Il n'exhalait plus rien.

Attendant l'éveil des sens,
Je poursuivais mon chemin
Mes papilles ayant fait sa connaissance
J'avais établi le lien,
Pouvais goûter au sublime de sa patience
Et à la saveur de ses desseins.

Telle une frêle brindille
Je me sentis élevé
Observé des étoiles qui brillent.
Amants, nous étions enlacés
Me caressant, me câlinant
Le vent de ses sens m'emportait.

La montagne aux hostiles arêtes
Semblait un lointain songe
Relation imparfaite, étourdi, je perdais la tête.
Sourd aux mensonges qui me rongent
Me voilà qui plonge.

Enveloppé de blanc,
Le vent désormais me porte.
Au gré des événements
Il est ma seule escorte
Fort tel un roc,
Puissance sans équivoque.

Sur la voie déblayée,
Le labyrinthe est éclairé
De ces sommets,
Je reviens victorieux et réveillé.

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda, avec la participation de Nathalie Mougenot

Le Coup de vent, Huile sur toile, Camille Corot, 1870

Le Coup de vent, Huile sur toile, Camille Corot, 1870

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Poème XII - L'Odyssée Intérieure

Publié le par M. Aurangé

(Poème écrit à quatre mains, ou plutôt, deux esprits...)

Au milieu de mon chemin de vie,
De mes royales pensées plus d'écho
Pris en otage par la nuit,
Mon cœur fut saisi en étau

Esclave de mes naïves émotions
En proie aux humeurs de mon inconscient
Aveuglé de passions, je voguais à l'abandon
Loin des rivages qui m'étaient si rassurants

Voiles dehors, dégonflées de mon orgueil,
Nulle boussole, nul compas, seule la carte de mes sentiments
De Charybde en Scylla, j'évitais les écueils
Et m'aventurais vers la lumière du firmament

Guidé par l'opéra des Sirènes, résonance à mes peurs
Sur ce trajet droit sans courbe, brisé par la houle
Je comptais de ma vie toutes les peines, tous les heurts
Et de doutes en épreuves, échappai à la Goule

Cruelle solitude ! A la recherche de la toison dorée,
Hallucinante Nekuia
Perdu sans la force d'Hercule face aux démons facétieux
Eternelle béatitude ! Tourné vers le ciel étoilé,
Tel figé par son éclat
De la perdition surgit en moi une autre force venant des cieux

Encore effrayé de ces sensations nouvelles non maîtrisées,
Je ressens le besoin de la terre et d'en rapprocher mon ancre,
D'y ramener mon esprit, comme à un fil accroché,
Mais déjà la plume divine l'a teinté de son encre

A l'astre orangé, je rends grâce de sa compagnie dans cette odyssée,
Procession de mes cellules originelles, trouvant le chemin sur la route des Hommes
Comme ceux qui portèrent les prophètes, odyssée touchant à la vérité
Elle vient envelopper mon âme de sa protection, tel un délicat baume

Je reprends possession de mes pas sans négation de mon être
Je veux vibrer à l'unisson, m'accorder au monde sans raison,
Découvrir ma nature profonde, me dérober du paraître
Et rayonner tel un phare aux confins de l'horizon.

Marlène Aurangé et Christophe Peñaranda

L'Odyssée (arrivée d'Ulysse à Bonifacio), Hubert Canonici, acrylique sur toile (source : http://canonici.skyrock.com)

L'Odyssée (arrivée d'Ulysse à Bonifacio), Hubert Canonici, acrylique sur toile (source : http://canonici.skyrock.com)

Publié dans Poèmes collaboratifs

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