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55 articles avec poemes et textes courts

Poème XXXVII - Ici et maintenant

Publié le par M. Aurangé

Je ne cherche pas le paradis
Trop de perfection m’ennuie
Conventions lisses et mots de passe
Toujours laissent mon cœur de glace

Loin des mirages et des palais
Loin des idées que l’on se fait
Des jeunesses dans leurs vies dorées
Aux fleurs à l’oreille accrochées

Je marche loin des idéaux
Je trace mon propre chemin
Je veux réécrire mon destin
Et faire ce monde plus beau

Un coin de terre
Un bord de mer
Être présent
Au vécu dans l’instant

Comme on se laisse par le vent bercer
Le bonheur est dans la simplicité

Marlène Aurangé

"Une femme attend sur le balcon" (source :https://www.alittlemarket.com/boutique/yokozaza-1021511.html)

"Une femme attend sur le balcon" (source :https://www.alittlemarket.com/boutique/yokozaza-1021511.html)

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Poème XXXVI - La marmotte et l'aubépine

Publié le par M. Aurangé

Sur une colline, la marmotte sautillait
Alors toute fraîche et pimpante
Il sentait bon et verdoyait
Ce chemin en douce pente

Confiante dans son ascension
Elle ne regardait plus en arrière
Peut-être par déraison,
Elle reniait tous ses repères

Je suis forte comme un roc, pensait-elle
Tous les pièges ne seront que bagatelles
Je contrerai mes sentiments
Je suis comme l’engoulevent
Qui voit clairement dans la nuit
Et ni ne tremble ni ne fuit

Elle arriva dans une prairie
Aux couleurs chatoyantes
Des coquelicots et des soucis
Ondulant au vent qui chante

Quand son regard fut attiré
Par une superbe aubépine
Aux pétales rouge orangé
Aux feuilles ciselées, si fines

Comme elle aima cet arbuste
Semblant soleil vivant
Diffusant ses rayons justes
Jusqu’à son cœur tremblant

Ses fruits nombreux et charnus
Éveillaient son appétit
A l’ombre de son élue
Elle se serait endormie

Exaltée, elle s’élance
Désirant cueillir l’essence
De l’odeur suave et douce
De ses fleurs et tendres pousses

Mais elle reste soudain figée
Quoi ? Une douleur vive et lancinante
M’écorche le corps entier !
Et de son nuage, s’entame la descente

Petites perles de sang
Viennent lui rappeler intensément
Que derrière les plus belles aubépines
Se cachent toujours mille épines

A ceux qui pensent qu’aimer
Est chose douce et aisée
Songez que si la rose est l’apparence
Un jour se fanent les pétales
Prévoyez-vous de l’impatience,
Car trop vite cueillir fait mal

Marlène Aurangé

Fruits de l'aubépine (source : http://clicimage.eklablog.com)

Fruits de l'aubépine (source : http://clicimage.eklablog.com)

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Poème XXXIV - Voyage

Publié le par M. Aurangé

Voyage intérieur
En quête d'un ailleurs
Portée par le vent
Sous le soleil brûlant

Radeau qui flotte
Cherche l'antidote
Aux émotions échouées
Sur la plage désertée

Sur le dos allongée
Les nuages passent
Comme autant de pensées
Qui naissent et trépassent

Dans la végétation touffue
De mes divers désirs
Belle est la cigüe
Savoir se retenir

Au milieu, verdoyant
Un volcan endormi
Sous un air bienveillant
De colère il frémit

Des entrailles de la Terre
Monte un brûlant magma
Réveillé et amer
La destruction il prévoit

Force de la nature
Imprévisible et dure
Ne peut être empêchée
Sinon acceptée

Consciente je regagne
Un refuge de paix
De loin je regarde
Le volcan s'apaiser

Et du radeau abandonné
De mon âme impatiente
Je construirai un temple
A la sérénité

Marlène Aurangé

Paysage Tahitien - Paul Gauguin, 1891

Paysage Tahitien - Paul Gauguin, 1891

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De la nature de la (ou des) muse(s)

Publié le par M. Aurangé

La muse s’était envolée vers d’autres cieux.

Ô muse cruelle, combien de fois tu m’as tournée en dérision quand, mon esprit mis à nu pour toi, après le chaud tu soufflais le froid.

J’avais besoin de toi, muse, je ne vivais que par toi, et je voulais m’offrir en sacrifice sur ton autel en négation pur et simple de mon être. Tes yeux me transperçaient, tes mots me transcendaient dans une douleur infinie qui était devenue ma seule raison d’être, presque ma joie, d’exister dans ton esprit.

Tu es partie. Effondrée, je me suis relevée. J’appris à me passer de toi, muse plurielle, et à faire vivre la seule véritable muse, qui est en moi et que personne ne peut m’ôter.

Cependant, parfois je t’appelle, muse aux mille visages, tu es partout et nulle part à la fois. J’ai crié ton nom à une montagne, qui ne m’a pas répondu. J’ai suivi des mirages et tes reflets dans les miroirs que je n’arrivais pas à saisir.

Muse immortelle, tu n’es pas faite de chair. Mystérieuse et insaisissable, tu vagabondes au dessus des mers, et le chant des vagues est ta voix.

Toujours aller vers toi sans jamais t’atteindre, tel est le chemin de mon esprit, et l’espérance, si ce n’est la certitude, de l’union de nos êtres ; car je suis toi tout autant que tu es moi, dans cette plénitude indivise illuminée de foi que seuls les poètes ou les fous peuvent connaître.

Marlène Aurangé

"La muse de Man Ray", Stas Dyshlov (Source : www.stasart.com/blog/)

"La muse de Man Ray", Stas Dyshlov (Source : www.stasart.com/blog/)

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Poème XXXII - Muse où es-tu ?

Publié le par M. Aurangé

Ô muse, où es-tu
Cachée de mon esprit
Qui, triste et perdu
Te cherche jour et nuit

Murée dans mon ennui
Tu t'es échappée
A tire-d'aile sans bruit
Vers les cieux étoilés

Sur un nuage assise
Tu me contemples de haut
De ton sourire éprise
Je t'implore en sanglots

Ô muse, où es-tu
Je t'ai cherchée partout
Et mon âme s'évertue
A désirer ton retour

Mais alors que je t'écris
Mon inspiration désertée
De ton souffle se remplit
Muse sur la pointe des pieds

Je te croyais enfuie
Te voici qui s'éveille
Comme le chant de la pluie
Sur la terre en sommeil

Marlène Aurangé

"L'attente" - Nikiforos Lytras, 1895-1900

"L'attente" - Nikiforos Lytras, 1895-1900

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Poème XXXI - Au rythme de Paris

Publié le par M. Aurangé

Comme une grande dame digne
Paris s’élève au petit jour
Et revêt ses plus beaux atours
De dentelles et de mousselines

Après les brumes du printemps
Brillent quelques toits dorés
Qui le soleil ferait envier
D’avoir de tels ornements

Dans les grandes avenues
Aussi vite que va le vent
Va la rumeur des passants
De manteaux de pluies revêtus

Voici l’orage et la terre gronde
La Tour Eiffel garde fière allure
Sur ce fluctuat nec mergitur
Comme un pied-de-nez au monde

Le soleil revient toujours
Sur Paris, reine des amours
A nous d’entretenir sa flamme
De Saint-Germain à Notre-Dame
Du Sacré-Cœur au quai Branly
Ou des Buttes-Chaumont à Passy

Marlène Aurangé

Panorama de Paris (photo : Marlène Aurangé)

Panorama de Paris (photo : Marlène Aurangé)

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Babel

Publié le par M. Aurangé

Représentation de la Tour de Babel - 1423
Représentation de la Tour de Babel - 1423

(Comme un mot, une odeur, une voix ramènent les souvenirs à nos consciences, un texte écrit sur une page, oublié, enfoui au fond des temps, ressurgit un jour et laisse se déployer une saveur nouvelle… ainsi en est-il de ce texte de 2014, quelque peu remanié…)

Je passai ma main dans tes cheveux. Ils étaient comme je les avais imaginés, et je savourais chaque seconde de cet instant que je savais éphémère parce que non, tu ne m’aimais pas, mais cela, je ne le saurais que plus tard et à ce moment précis, je ne voulais pas le savoir. Tu étais là, contre moi, et je passais ma main dans tes cheveux. Poivre et sel. Tu devais avoir les cheveux bouclés, lorsque tu étais jeune homme, ou plutôt, si, tu avais les cheveux ondulés, légèrement bouclés, je l’avais vu sur la photo. Mais cela, comme tant d’autres choses, tu ne le savais pas. Combien de choses ne nous sommes-nous pas dites ? Cela a-t-il une importance aujourd’hui ?

Lorsque l’on retourne un sablier, on sait que le temps nous est compté. Chaque grain de sable doit être vécu intensément, et sans jamais oublier qu’un jour, tombera le dernier.

Le destin nous place sur le chemin des uns et des autres pour que nous puissions évoluer, mais il n’y a pas d’éternité. Pas plus qu’il n’y a de perfection, cela, il faudra que je t’en reparle.

J’ai commis la faute de commencer à t’aimer. Mea culpa. L’éclat que j’ai vu dans tes yeux verts ce soir-là, je le désirais depuis tellement longtemps que lorsque je le vis enfin briller, j’ai cru à un miracle.

Clapotis de l’eau contre les coques des bateaux, tu marchais à côté de moi, le soleil se couchait à l’horizon. La mer était si belle. Je t’ai demandé : sais-tu à quelle distance se situe l’horizon ? Et avec ton petit rire que j’aimais tant, tu m’as répondu que non. Tu ne m’aimais pas.

Et moi je t’aimais. Hélas. Je ne m’en rends compte que maintenant. L’amour est comme le don, il est universel, inépuisable et insaisissable.

Il est bien au-delà des mots, ce que les Hommes ne peuvent toucher par l’esprit sinon par le cœur ; mais, puisque nos désirs trop grands nous ont rendus aveugles, nous serons à jamais, chacun pour l’autre, le mythe de la Tour de Babel.

Marlène Aurangé

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Poème XXVIII - Regard perdu

Publié le par M. Aurangé

Un regard perdu dans l’océan de tes douleurs
Vient me rappeler, loin de ma torpeur
Les braises sur lesquelles j’ai marché
La folie à laquelle j’ai échappé

Dans ce regard, une ombre indistincte
Réveille en moi de sombres instincts
Que je croyais envolés
Depuis une éternité

Alors, ma rancœur s’évapore
En soutenant ce regard encore
Goutte d’eau dans l’éther
Mon cœur à l’abri des vipères

Au-delà de nos différences
Je vois soudain toute la souffrance
Dont tes yeux me renvoient l’image
Ame triste, âge après âge

Qu’il pleuve sur toi toute la lumière
Qui pour ton salut est nécessaire
Que cette compassion infinie
Vienne adoucir ton chemin de vie

Marlène Aurangé

Les barreaux de la passion - Peinture de Bernard Devenasse (source : http://peinture-de-bernard-devenasse.over-blog.com)

Les barreaux de la passion - Peinture de Bernard Devenasse (source : http://peinture-de-bernard-devenasse.over-blog.com)

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Poème XXVII - Eveil

Publié le par M. Aurangé

Dans le bas-monde se meuvent des âmes en souffrance
Qui du soleil jamais ne voient l’éclat
Aveuglées par les brouillards de l’ignorance
Elles se laissent emporter par le moindre aléa

Dans ces brumes glacées elles cherchent le chemin
De la félicité, où est l’innocence
Perdue autrefois, avant les venins
Qui rongent ceux qui en délaissent l’essence

Gloire à l’âme lumineuse qui la sagesse irradie
A l’horizon éclairci de sa destinée
Délivrée des épreuves assombrissant la vie
Légère et triomphante par la grâce touchée

Loin de l’errance des marécages
Où feu follet se fait croire soleil
Elle peut atteindre le lieu sans cages
Où le cœur et l’esprit ensemble s’éveillent

Marlène Aurangé

Champs Elysées - Carlos Schwabe, 1903

Champs Elysées - Carlos Schwabe, 1903

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Poème XXVI - Acrostiche

Publié le par M. Aurangé

A Manuella...

Une lumière neuve arrive sur ta vie, nouvelles couleurs transparentes et belles…
Le chant d’un oiseau, dont la douce mélodie s’étend aux confins de l’éternel…

Maintes fois tes larmes se sont prises
Aux lambeaux des souvenirs perdus
Nuées tremblantes et grises
Utopiques espoirs déchus
Eclatant soleil, reprends tes droits
Là où tu brilles nul doute ne se maintient
La route éclaircie se présente à toi
Aujourd’hui que le bonheur soit tien

Marlène Aurangé

Aube en forêt, Serge Boisse (Source : http://sboisse.free.fr/moi/peintures/aube.php)

Aube en forêt, Serge Boisse (Source : http://sboisse.free.fr/moi/peintures/aube.php)

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