CopyrightFrance.com compteur
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

55 articles avec poemes et textes courts

Poème V - Le départ

Publié le par M. Aurangé

Nuages cotonneux
Dans le ciel si bleu
Journée de février
Si ensoleillée
Soleil sur le verre
Des vitres et caténaires

Le train ronfle dans la gare
Les voyageurs sur le départ
Se pressent sur le quai
Jusqu'au coup de sifflet

Sous le pont de Saint Lazare
Le train s'engouffre et part
Il file à toute allure
Entre villages et verdure
Maisons à colombages
Rivières et forêts sages

Et jusqu'à la mer
Ce havre de paix
Où le tumulte se cache sous les eaux claires

Marlène Aurangé

Détail de "L'heure de Tous" (1985), oeuvre d'Arman située cour du Havre à Paris, devant la gare Saint-Lazare (Laurent Lagneau, source : http://france3-regions.francetvinfo.fr)

Détail de "L'heure de Tous" (1985), oeuvre d'Arman située cour du Havre à Paris, devant la gare Saint-Lazare (Laurent Lagneau, source : http://france3-regions.francetvinfo.fr)

Partager cet article

Repost0

Poème IV - Dis kai tris to kalon

Publié le par M. Aurangé

Willem Haenraets (www.posterdejardin.fr)
Willem Haenraets (www.posterdejardin.fr)

(Dans la lignée du Poème III-Nostalgie)

Si parfois les adieux ne sont qu'un au revoir
Désormais les mots ont brisés tout espoir
Cette nuit étoilée jamais ne reviendra
Celle où tendrement tu me prenais dans tes bras

Sous un parapluie, ma main dans la tienne
Pluie légère tombant sur nos cœurs
Nous allions sur les bords de la Seine
Et je croyais entrevoir le bonheur

Dis kai tris to kalon...

Mais les fleurs les plus belles fanent un jour
Les pétales se meurent, tombent dans la Seine
Où se noient tout comme nos amours
Toutes les roses du Bahreïn

Rouge et blanc. Tu m'as fait entrevoir
Un palais des Mille et Une Nuits
Les voilages flottant dans l'air du soir
Et des ouds et rabâbs la douce mélodie

Dis kai tris to kalon...

Mais la rose du Bahreïn à ton cœur accrochée
D'un rouge éclatant telle une goutte de sang
Pour moi s'est flétrie dès que fut prononcée
La parole qui transperça mon cœur aimant

Et ma rose éphémère en perdant ses couleurs
Telle une flèche empoisonnée se planta en mon cœur
Dès que j'appris que dans ton jardin
Une autre rose occuperait tes lendemains

Dis kai tris to kalon...
A ces mots, je t'abandonne

Marlène Aurangé

Peinture lavis encre de chine (www.hebus.com)

Peinture lavis encre de chine (www.hebus.com)

Partager cet article

Repost0

Poème III - Nostalgie

Publié le par M. Aurangé

Les amants du Pont Marie - Julien Dugué - 2005
Les amants du Pont Marie - Julien Dugué - 2005

Ils s’en vont par les rues
Et la main dans la main
Amoureux éperdus
Rêves sans lendemains

Amour d’un seul instant
Ephémère promesse
Et le soir tombant
Sur un cœur qui se blesse

De devoir le quitter
Par un train qui s’échappe
Cœur emprisonné
Dans la nuit qui le drape

Sur le quai un baiser
Un regard attendri
Les doigts entremêlés
Puis rejoindre la nuit

D’un soir merveilleux
Reste un vain espoir
Mais parfois les adieux
Ne sont qu’un au revoir

Marlène Aurangé

Partager cet article

Repost0

Poème II - Délivrance

Publié le par M. Aurangé

Poème II - Délivrance

Et voici la nuit qui s'avance
Elle revient, chère souffrance
Elle fait briller ton absence
Ténèbres de mon insouciance

Sur les chemins de l'espérance
On peut trouver la délivrance
Mais le défaut de clairvoyance
Peut faire oublier la méfiance

Ô toi qui fut douce romance
Tu n'as pas eu de résonance
A cœur fragile, indifférence
N'a pas trouvé de résistance

Et qu'aujourd'hui, la tempérance
Et le désir de bienveillance
Soient la voie de la renaissance

La nuit est délivrance.

Marlène Aurangé

(Source image : www.expointhecity.com)

Partager cet article

Repost0

Poème I - Renaissance

Publié le par M. Aurangé

Poème I - Renaissance

L'oiseau posé sur l'arbre, dans la douceur d'été
Chante mélancolique mes amours passées.
Pourquoi ce chant si triste entre-t-il en mon cœur
Quand les joies et les rires encore demeurent ?

Peut-être tristesse n'est-elle qu'illusoire
Et que ce soir enfin nous chanterons l'espoir
Il est des joies plus grandes, des peines sans larmes
Qui inondent le cœur et vous pénètrent l'âme

Sur la Balance elles seront en équilibre
Mourant en nous et renaissant à l'infini
Comme le Phoenix, qui de la douleur est libre
Notre esprit ne meurt pas, il renaît à la vie.

Marlène Aurangé

(Source image : www.club.doctissimo.fr)

Partager cet article

Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6