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Poème XLVI - Voyage (la fuite)

Publié le par M. Aurangé

Je fuis sur un radeau au milieu de la mer
Je rame sans cesse à en perdre haleine
Vers une nouvelle vie que je voudrais construire
Sur les fondations inachevées que je n'ai pu détruire

 

Je vois des mondes nouveaux et des exotismes
Qui me font oublier ce pour quoi je suis triste
Je me prends à rire, à aimer et parfois
J'éprouve au fond du cœur une certaine joie

 

Je tourne ma face au soleil qui me brunit
Pour ne pas voir l'ombre qui toujours me poursuit
Je ne veux voir l'être dont la douce voix m'appelle
Et qui sait dérober le sol sous mes semelles

 

Si mon regard se tourne un temps soit peu vers elle
Telle Méduse il me semble qu'elle m'ensorcelle
Si j'ai tenu à préserver ma liberté
Je n'ai vu que dans mon silence, je l'avais enchaîné

 

Chimère des temps passés, tu appris à mon âme
Comment se dérober à cette tendre flamme
Et jusque sur les flots que je croyais dompter
Je reste impuissant face à l'ancre à mon pied

 

Marlène Aurangé

(source : http://www.leblogtvnews.com/2015/03/document-inedit-a-voir-la-veritable-histoire-du-radeau-de-la-meduse.html)

(source : http://www.leblogtvnews.com/2015/03/document-inedit-a-voir-la-veritable-histoire-du-radeau-de-la-meduse.html)

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Poème XLV - Le jour d'après

Publié le par M. Aurangé

Instants qui passent
Bonheurs fugaces
Une main tendue
Baisers perdus
Un phare nous guide
Loin de ce vide
Sort du néant
Les sentiments
Le jour d'après
Une pluie de mai
Rend habitude
La solitude
Et le silence
Lourde sentence
Scelle les maux
Sans dire mot
Espoir éclate
Hors de ta boîte
De tes mots frais
Panse mes plaies
De mon amour
Soit troubadour
Et à mon coeur
Redonne couleur

 

Marlène Aurangé

L'Eau de L'Aude (photo : Marlène Aurangé - mai 2016)

L'Eau de L'Aude (photo : Marlène Aurangé - mai 2016)

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Poème XLIV - Fugace

Publié le par M. Aurangé

Je te regarde dormir
Dans l’innocence, un sourire
Les yeux clos doucement
Tu sembles être un enfant

Dans la pénombre je devine
Ton visage, tes lèvres fines
J’espèrerai jusqu’au matin
Un baiser mais en vain

Dans la douceur du soir
Ton corps fatigué repose
Et c’est à peine si je n’ose
Le lendemain entrevoir

Je n’attends ni ne désire
Plus rien d’autre qu’être ici
Là, cet instant infini
Sans passé ni avenir

Marlène Aurangé

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